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soi

15 Septembre 2020, 14:16pm

Publié par Association Ananda

soi
Souvent je me dis :
 
« Je voudrais être moins dans le faire et plus dans l’être ».
 
Alors, comment être moins dans le faire, dans l’action, dans le karma ?
Comment être plus dans l’être, dans le sat.
 
Pour être ce que je suis, pour "être" tout simplement ?
 
Alors, de temps en temps, arrêter de faire, s’arrêter, ressentir, aller dans le cœur, au fond de l’être.
Et y trouver le Soi, l’ātman.
 
 
Yogindra

ce qui est «là-bas» est tout d'abord «ici»

14 Septembre 2020, 10:27am

Publié par Association Ananda

ce qui est «là-bas» est tout d'abord «ici»
Ce qui saute aux yeux de tout observateur même le moins averti, c'est que le corps humain, et tout corps quel qu'il soit, présente une structure et est soumis à des lois définies.
 
Ce qui est évident pour l'Inde traditionnelle, en général, qu'elle soit Hindoue, Bouddhiste ou Jaina, c'est que l'univers tout entier est un Ordre, est un Cosmos. Ce n'est pas un chaos où tout est jeté pêle-mêle et tout surgit du hasard.
 
Penser que tout existe par hasard et provient du hasard traduit seulement une incompréhension du rapport entre les choses, de ce qui organise et maintient la cohésion du tout.
 
Le Dharma, la loi interne de toute chose, l'Ordre du monde, est ce par quoi l'univers macrocosmique ou microcosmique est maintenu (dharyate). C'est à cet Ordre - qui appartient à la nature même de ce qui existe, qui n'est pas création ou invention de l'imagination humaine - que l'Inde donne son attention exclusive, car le déchiffrer, c'est pouvoir s'y harmoniser. Le lire, c'est s'en rendre maître.
 
La « religion » de l'Hindou, son éthique et son action, ne sont pas l'expression d'une Loi imposée de l'extérieur par une sorte de tyran céleste, elles sont fondées sur une certaine lecture de la structure inhérente au Cosmos et à l'Homme. Et cette structure, l'Hindou la lit d'abord dans son propre corps, car le visible est un signe de l'invisible, le tangible est à l'image du subtil, ce qui est «là-bas» est tout d'abord «ici».
 
 
Introduction - Corps subtil et corps causal
Tara Mickael

méditation

10 Septembre 2020, 20:44pm

Publié par Association Ananda

méditation
~ Tout ce qui se passe pendant ce temps où on reste assis, immobile et silencieux, c’est la méditation.
 
J’en ai souvent cherché une bonne définition - aussi juste, aussi simple, aussi englobante que possible -, et j’en ai trouvé plusieurs autres que je sortirai de mon sac au fil de ce récit, mais celle-ci me semble la meilleure pour commencer parce que c’est la plus concrète, la moins intimidante. Je répète : la méditation, c’est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
 
L’ennui c’est la méditation. Les douleurs aux genoux, au dos, à la nuque, c’est la méditation. Les gargouillis dans le ventre, c’est la méditation. L’impression de perdre son temps à faire un truc de spiritualité bidon, c’est la méditation. Le coup de téléphone qu’on prépare mentalement et l’envie de se lever pour le passer, c’est la méditation. La résistance à cette envie, c’est la méditation - mais pas y céder, quand même. C’est tout. Rien de plus. Tout ce qui est en plus est en trop.
 
Si on fait ça régulièrement, vingt minutes, une demie-heure par jour, alors ce qui se passe pendant ce temps où on reste assis, immobile et silencieux, change. La posture change. La respiration change. Les pensées changent.
 
Tout cela change parce que tout change, de toute façon, mais tout cela change aussi parce qu’on l’observe.
 
On ne fait rien, en méditation, on ne doit surtout rien faire, sauf observer. On observe l’apparition des pensées, des émotions, des sensations dans le champ de la conscience. On observe leur disparition. On observe leurs pilotis, leurs points d’appui, leurs lignes de fuite. On observe leur passage. On n’y adhère pas, on ne les repousse pas. On suit le courant sans se laisser emporter.
 
À force de faire ça, c’est la vie même qui change.
On ne s’en rend pas compte, d’abord. On a la vague impression d’être au bord de quelque chose.
Petit a petit, ça se précise.
On se décolle un peu, un tout petit peu, de ce qu’on appelle « soi ».
Un tout petit peu, c’est déjà beaucoup. C’est déjà énorme. Ça vaut la peine. C’est un voyage.
 
Au début de ce voyage, dit un poème zen, la montagne au loin a l’air d’une montagne. Au fil du voyage, la montagne ne cesse de changer d’aspect. On ne la reconnaît plus, c’est toute une fantasmagorie qui remplace la montagne, on ne sait plus du tout vers quoi on s’achemine.
À la fin du voyage, c’est de nouveau la montagne, mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on apercevait de loin il y a longtemps, quand on s’est mis en route.
 
C’est vraiment la montagne. On la voit enfin. On est arrivé. On y est.
On y est. ~
 
 
Emmanuel Carrère
Yoga

respire

9 Septembre 2020, 06:43am

Publié par Association Ananda

respire
Entre l’inspiration et l’expiration, il existe un non-espace-temps, un silence, un fulcrum (pivot, point d'appui). Il est ce champ d’information de l’âme et du cœur dans l’expression de sa cohérence. C’est lui qui permet d’accéder à l’immobilité dynamique :
Un mouvement dans le non-mouvement.
L’esprit, l’âme et le corps sont alors alignés.
Cet état de communion est une fusion de l’être : l’être dans le Tout.
Il s’agit d’un état de non-dualité, un état de présence entre le «je respire», «ça respire» et «l’univers me respire».
Cette respiration tridimensionnelle ouvre les portes célestes ; elle amène à l’inspiration, à la verticalité de l’être spirituel.
Rappelons que l’esprit est le souffle. Il s’agit de la respiration des trois souffles, le souffle du cerveau crâne, le souffle du cerveau cœur et le souffle du cerveau ventre.
Lorsque cette respiration tridimensionnelle, «tricérébrale», se fond dans le tout de notre patient, puis dans le Grand Tout universel, le souffle de vie et le souffle de l’univers ne font alors qu’un.
 
 
 
 
Bernard Daraillans et François Bonnal
 
Les 7 cerveaux de notre corps
 

...

2 Septembre 2020, 07:14am

Publié par Association Ananda

...

J'imagine le bruit
d'un tendre mot couleur de lune
quand il tombe sur le sable,
un mot comme un cri,
dans le tumulte du monde,
que plus personne n'entend...

Bernard Perroy

...

yogi

26 Juin 2020, 08:40am

Publié par Association Ananda

yogi
Le Souhait du Yogi

Le yogi est une fleur parfumée,

Un sourire d’enfant,

Une étoile qui scintille,

Une rivière qui coule paisiblement,

Une plante qui pousse en silence,

Un sage qui aime toute la création,

Une fourmi qui travaille sans relâche,

Un arbre qui offre son ombre,

Une bougie qui éclaire,

Un guerrier pour la victoire.
 
 
Shri Mahesh
 

désappointement

25 Juin 2020, 19:10pm

Publié par Association Ananda

désappointement

Le mieux pour ne pas être déçu et être apaisé

n’est pas de ne plus espérer,

mais de laisser la vie suivre son cours.

Esprit suprême

16 Juin 2020, 18:28pm

Publié par Association Ananda

Esprit suprême

L’Esprit suprême

BHAGAVAT dit :

1. On raconte qu’il est un açvattha (ficus religiosa) impérissable, les racines en haut, les branches en bas, dont les hymnes du veda sont les feuilles ; celui qui le connaît, celui-là connaît le veda.

2. Ses branches se développent en hauteur et en profondeur, poussant sur les guṇas (qualité) ; ses bourgeons sont les objets des sens ; par en bas, ses racines se ramifient, liées aux actes, dans le monde des hommes.

3. On n’en perçoit pas en ce monde la forme, ni la fin, ni le commencement, ni l’envergure. Il faut, avec l’arme solide du renoncement, trancher d’abord cet arbre aux puissantes racines;

4. Puis rechercher le lieu d’où l’on ne revient pas et se réfugier dans le Purusha primitif de qui émane l’impulsion originelle.

5. Ce lieu impérissable est le lot assuré des sages libres d’orgueil et d’erreur qui ont triomphé de la concupiscence et, toujours ramassés sur eux-mêmes, ont fait taire tous les désirs, qui se sont affranchis également de toutes les impressions contraires, plaisir ou souffrance.

6. Ce lieu, ni le soleil, ni la lune, ni le feu ne l’éclaire ; ce lieu d’où il n’est pas de retour, c’est ma demeure suprême.

7. Une parcelle de moi éternelle, devenue âme vivante dans le monde des vivants, groupe les six sens — dont le sens interne — qui procèdent de la prakṛiti.

8. Qu’il prenne possession d’un corps où qu’il l’abandonne, Îçvara  (âme universelle intégrée) les entraîne avec soi comme le vent les odeurs d’un brûle-parfums.

9. C’est par l’ouïe, la vue et le toucher, le goût et l’odorat et grâce au sens interne qu’il perçoit les objets.

10. Qu’il sorte du corps, ou qu’il y réside, ou qu’il perçoive dans son enveloppe de guṇas, les esprits égarés ne le découvrent pas ; il ne se découvre qu’aux yeux de la connaissance.

1 1. En faisant effort, les yogins aussi le voient résidant en eux ; mais les hommes dénués de réflexion et de vie intérieure ne le voient au prix d’aucun effort.

12. La splendeur qui, ramassée dans le soleil, illumine tout l’univers, celle qui est dans la lune et celle qui est dans le feu, sache que toute cette splendeur est de moi.

13. C’est moi qui, pénétrant la terre, soutiens par ma force tous les êtres, moi qui nourris toutes les plantes, étant le soma, la sève par excellence.

14. Moi qui, étant la chaleur au corps des vivants, associé au souffle vital (associé au souffle inspiré et au souffle expiré ), assimile les quatre sortes d’aliments.

15. Je demeure au cœur de tout être ; de moi procèdent la mémoire, la connaissance, le raisonnement ; c’est moi seul que tous les vedas ont pour but de faire connaître ; je suis l’auteur du vedânta et le maître du veda.

16. Il y a deux Purushas en ce monde, le destructible et l’indestructible : le premier embrasse tous les êtres ; le second est l’immuable.

17. Mais il est un autre Purusha, le plus haut, qu’on appelle le suprême âtman, qui, Seigneur impérissable, pénètre et soutient les trois mondes.

18. Comme je dépasse le destructible et que je suis supérieur même à l’indestructible, je suis dans le monde et dans le veda célébré sous le nom de Très-Haut (purushottama - Esprit suprême)

19. Celui qui, inaccessible à l’erreur, me connaît ainsi comme Purushottama, celui-là sait tout, ô Bhârata ; il se voue à moi de tout son être.

20. Ce que je te révèle là, ô héros sans tache, c’est la doctrine la plus secrète. Qui la connaît possède vraiment l’intelligence ; il ne lui reste rien à accomplir.

 

Bhagavad Gîtâ – chapitre 15


 

un

14 Juin 2020, 06:32am

Publié par Association Ananda

un

Être UN signifie que nous savons au plus profond que nous faisons partie du grand TOUT, comme chaque vague, chaque goutte d’eau font partie de l’océan. On ne peut dissocier l’un de l’autre.


En contrepartie, l’ego croit qu’il est unique, qu’il est seul, ce qui l’amène à vivre dans la peur de disparaître. Voilà pourquoi il cherche tant à avoir du pouvoir pour éviter de sentir cette peur.

Juste nous souvenir qu’aucune personne n’est plus ou moins importante qu’une autre, tout comme chaque vague, qu’elle soit petite ou grosse, a la même importance dans l’océan.

conscience et absolu

11 Juin 2020, 20:08pm

Publié par Association Ananda

 

Quand vous êtes ancré dans votre propre Soi, l’autre n’existe pas, vous êtes le tout.

Si vous demeurez dans votre Soi vous êtes semblable à l’espace et il n’y a plus de dualité. Vous êtes aussi vaste et aussi subtil que l’espace, et ça c’est la libération. Aucun nom, aucune forme ne vous conditionnent.
Si vous êtes semblable à l’espace, pourquoi aller quelque part? L’espace qui est ici est aussi partout ailleurs. La spiritualité n’est pas un jeu d’enfant. Mes paroles vont tailler en pièces les doutes de quiconque les entend.
Avant tout, demeurez dans votre Soi et allez au-delà, et en le transcendant vous allez réaliser l’Ultime. Les mots qui viennent d’ici ne sont pas une connaissance empruntée, celle que l’on trouve dans les Écritures et autres livres; c’est de l’expérience directe ou Nirupana. Cependant la pratique habituelle des gens qui font une profession de la spiritualité est de tirer leur propos de livre, de-ci, de-là.
Vous devez avoir une compréhension totale de ce que vous êtes, ou de ce que vous êtes quand il n’y a plus rien. Quand il n’y a plus rien, vous êtes toujours.
Qu’est-ce que ce Vous?
Tout est Un, et quand tout est vous êtes aussi, cela se conçoit, mais quand rien n’est comment puis-je être? Si ce n’est comme Absolu: quand les qualités ne sont plus, il ne reste que l’être sans qualités, l’Absolu.

Nisargadatta Maharaj

19 juin 1981

Extrait de « Conscience et Absolu » éd. des 2 océans

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