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, 22:10pm

Publié par Association Ananda

Les NADIS

De racine sanscrite, les nadis sont des canaux énergétiques dans lesquels circule le "Prana" (ou énergie vitale pure) selon des règles très complexes, tenant compte des heures, des mouvements solaire et lunaire et de l'état particulier de chaque être humain. La purification des nadis par des respirations spécifiques, constitue l'exercice premier et le plus important pour les yogis. Elle régularise la vie tout entière et équilibre l'être humain. Parmi les 72 000 canaux énergétiques répertoriés, formant une sorte de filet ou d'enveloppe dans le corps, 3 nadis importants reliés directement aux 7 chakras principaux, doivent être connus pour comprendre le fonctionnement énergétique.

Les 3 Nadis principaux : Ida, Pingala et Sushumna

IDA : vaisseau latéral situé à gauche de la colonne vertébrale et du canal axial (sushumna), régit la force mentale.

TRAJET : Ida prend son siège au niveau du 1er chakra, Mulhadhara, situé sur le plancher pelvien. Il monte à gauche de la colonne vertébrale, irrigue le cerveau droit et aboutit dans la narine gauche. Ida correspond à la lune. Il représente l'élément féminin. Son énergie est froide, ascendante et de couleur bleue, lunaire. Ida est en relation avec les Éléments TERRE et EAU. QUALITÉS : Ida influence le système nerveux parasympathique qui transmet les impulsions aux organes pour en stimuler le fonctionnement. Par son irrigation du cerveau droit, Ida est responsable des perceptions psychiques et extrasensorielles. Il stimule les activités créatives, artistiques, traite les informations et contrôle l'orientation dans l'espace. Son énergie froide permet d'abaisser la température du corps. Dans sa fonction harmonieuse, Ida qui représente notre subconscient, libère des peurs et des sentiments de culpabilité.

DÉSÉQUILIBRE : nous rencontrons l'ignorance, la paresse, un esprit passif tourné vers le passé, ainsi que tous les aspects émotionnels négatifs. S'enfermer dans le silence, douter sans pouvoir passer à l'action, rester dépendant des conditionnements familiaux, sociaux ou personnels, traduisent le déséquilibre du canal Ida. Sa pathologie se manifeste par des désordres psychiques et mentaux tels que certaines dépressions, certaines formes d'épilepsie, la sénilité considérée comme l'aboutissement d'un long déséquilibre... Il convient de savoir que toute activité physique ou mentale excessive, paralyse le côté émotionnel, donc Ida, ce qui peut engendrer des maladies graves.

PINGALA, vaisseau latéral placé à droite de la colonne vertébrale et du canal axial (sushumna) régit la force physique.

TRAJET : Pingala prend également son siège au niveau du premier chakra MULHADHARA (comme Ida). Il monte à la droite de la colonne vertébrale, irrigue le cerveau gauche pour aboutir à la narine droite. Pingala représente le principe masculin. Son énergie est solaire, chaude, dynamique, descendante et de couleur rouge. En relation avec le système nerveux sympathique, il stimule l'activité musculaire ( en libérant l'adrénaline). Pingala contrôle le rythme cardiaque, active le corps physique et oriente la conscience vers le monde extérieur. Les Éléments concernés par Pingala sont FEU et AIR. QUALITÉS : Relié à l'hémisphère gauche, Pingala est responsable des capacités de raisonnement, d'analyse et de logique. Son énergie chaude permet d'augmenter la chaleur du corps et contrôle l'énergie digestive. Pingala régit l'énergie au travers de laquelle nous travaillons et agissons. DÉSÉQUILIBRES : Sur le plan physique, nous rencontrons les maladies de type chaud. Donc essentiellement les maladies aiguës à caractère inflammatoire et certains troubles cardiaques et digestifs. Ces troubles peuvent traduire un excés de l'EGO au détriment du SOI. Sur le plan psychologigue, les déséquilibres de Pingala engendrent un esprit dominateur, égoïste, colérique, agressif et matérialiste. Les personnes perfides, sans scrupule vivent en excès sur ce nadi.

SUSHUMNA se situe au centre, dans le canal axial situé en avant de la colonne vertébrale.

Ce canal est très complexe, il représente l'inconscient, il constitue le supra mental, l'abolition des dualités, l'éveil. Sushumna est le canal le plus important. Sans le confondre avec le système nerveux central ou cérébro-spinal, il serait en relation avec celui-ci. Son énergie est neutre. Les techniques (d'origine Tantrique) de contrôle du souffle (SWARA YOGA) ou de dynamique du souffle (PRANAYAMA) permettent d'activer ce canal et d'éveiller les facultés intellectuelles et spirituelles. Mais dans le Swara Yoga, les adeptes sont mis en garde : En effet, si les facultés spirituelles s'éveillent, les tendances criminelles peuvent également se manifester. Donc Sushumna peut être active aussi bien chez les yogis en méditation profonde que chez les terroristes et criminels! Ces trois nadis gouvernent le corps entier.

NAMASTé ou namaskar (नमस्ते ou नमस्कार) est une salutation largement utilisée en Inde, au Népal.

Namasté signifie « salutation » et namaskar a une signification plus religieuse (littéralement « Je salue – ou je m'incline – devant votre forme »).

L'expression est souvent traduite par « je salue le divin qui est en vous » même si ce n'est pas une traduction littérale. Namasté est communément employé pour dire bonjour et au revoir.

Selon la tradition, avec les mains jointes à plat au-dessus de la tête, on salue Dieu ; avec les mains devant le visage, on salue le guide spirituel ou guru, et avec les mains devant la poitrine, on salue nos semblables.

Joindre les mains symbolise le yoga par la réunion des deux énergies Shiva (conscience) et Shakti (énergie), du corps et du mental, de la matière et du souffle...

TANTRA

mot sanskrit signifiant "tissage", "tissu", "fil", fil qui relie, fait l'interdépendance des choses, ou comme le fil d'Ariane nous guide sur le chemin spirituel.

Philosophie, voie pratique et chemin d'épanouissement spirituel, enseigné dans un ensemble des livres sacrés du Tantra, dont l'objectif est "d'étendre la connaissance".

Tantrisme : Enseignement, culte relevant de l'hindouisme et du bouddhisme notamment, fondés sur une cosmologie où prédomine l'énergie active (féminine ou masculine), privilégiant certains rites (cérémonies magiques, yoga, pratiques sexuelles, visualisation d'images et de diagrammes mystiques (yantras), répétition de formules ésotériques, ou sacramentelles (mantras) etc.) ayant pour but l'accomplissement de soi, le dépassement de la condition humaine, l'union avec le divin... la connaissance des lois secrètes de la nature et, surtout, l'énergie mise en branle par l'union sexuelle (maithuna), qui symbolise l'union des principes actif et passif de la Divinité.

TATTVA

signifie en SANSKRIT « vérité », « réalité ».

La notion de tattva désigne, selon le cas,

  • 1) le principe premier, authentique;
  • 2) un élément ou substance primordiale;
  • 3) la nature réelle de l’Âme humaine ou du monde matériel;
  • 4) l’Esprit suprême universel qui pénètre tout, la Réalité absolue.Dans l'hindouisme, c'est un des principes constitutifs du réel.

Il forme l'ensemble des mondes visibles et non visibles, dont l’homme peut faire l’expérience au cours de la vie.

Le Sàmkhya en compte vingt-cinq comprenant la nature originelle (qui engendre les autres), la conscience, l'égo, le mental, les cinq sens, les cinq éléments subtils, les cinq éléments grossiers, les cinq facultés et l'esprit.

Dans le bouddhisme, le tattva représente le phénomène sous-jacent à un concept ou une entité.

25 essences hiérarchisées ou TATTVA

Deux principes duels au sommet : sans créateur, ni commencement, ni fin, dont l’interaction est la cause de l’univers :

  1. Le PURUSHA : pluriel (chacun a un Purusha particulier), en nombre infini, non producteur, stable C’est l’immuable conscience derrière le corps et le psychisme, simple témoin de ceux-ci.
  2. La PRAKRITI : singulière, productive. C’est la base de toutes les transformations continuelles composant le corps et le psychisme.

L’analyse a conduit à dénombrer 23 transformations de la cause matérielle permettant de classer tous les accidents et phénomènes caractérisant un individu.

La plus subtile : MAHAT : le grand, qui côtoie l’insondable ou BUDDHI : capacité d’éveil, intelligence cosmique et individuelle, détermination finale achevant une opération de connaissance en rassemblant les données de la perception et de la mémoire.

Puis vient : AHAMKARA : faiseuse de "JE", l’Ego, dont la fonction est de rapporter toute connaissance et action au Moi de l’individu.

Puis les produits de la transformation de la matière :

5 TANMATRA ou qualités subtiles indifférenciées (ce qui n’est rien que cela) :

  • Sonore (çabda)
  • Tangible (sparça)
  • Olfactive (gandha)
  • Visible (rûpa)
  • Gustative (rasa) qui en évoluant deviennent grossiers avec différenciation et accessibilité aux sens, et produisent un principe d’élément correspondant (Maha Bhuta) avec son principe de perception (Jnana indriya) et son principe d’action (Karma Indriya).

5 MAHA BHUTA ou éléments denses à la base de la matière :

  • Espace (akâsha)
  • Air ou mouvement (vâyu)
  • Terre ou masse (prithivî)
  • Feu ou combustion (têjas)
  • Eau ou fluidité (apas)

11 INDRIYA : outils de connaissance et d’action, connus par inférence à partir de l’effet de leur action :

  • JNANA INDRIYA : 5 Sens ou organes de connaissance :
    • Ouïe
    • Toucher
    • Odorat
    • Vision
    • Saveur
  • KARMA INDRIYA : 5 Organes d’action :
    • La Voix
    • Les Mains
    • Les Pieds
    • L’Anus
    • Le Sexe

MANAS : le Mental. Organe psychique dont le rôle est de coordonner les perceptions et les actions pour une réponse habituelle ou automatique.

Glossaire...

CHAKRAS

En sanskrit, chakra recouvre diverses notions :

  • roue, cercle, disque
  • mouvement circulaire, cycle
  • la Roue royale, la souveraineté; la nation
  • l'arme solaire de Vishnu, (disque enflammé - Chakra Purusha)
  • yoga : centre d'énergie subtile.

Les diverses images couramment utilisées pour désigner ces centres d'énergie tourbillonnante, dont le flux est si rapide qu'ils passent le plus souvent inaperçus :

  • dans les Upanishads, ce sont à la fois des roues à rayons et des fleurs de lotus avec des pétales ;
  • ce sont aussi des vortex tourbillonnants d'énergie ardente;
  • des sources de pulsation, réparties dans le champ énergétique entourant l'être humain;
  • des nœuds de nadis, doublant les glandes physiques;
  • des fleurs exhalant des énergies vibratoires de grande beauté, témoignant du haut développement spirituel de ceux qui les portent dans leur aura.

Dans la physiologie du Yoga, la nature réelle des chakras est indissociable du système du Prana circulant (énergie vitale ou souffle).

Ce sont des tourbillons d'énergie, centres, carrefours ou nœuds sur le réseau des nadis, circulant dans les cinq fourreaux ou koshas constituant le corps humain total. Ils assurent la régulation du mécanisme physiologique. Ils sont également le siège de la conscience instinctive, animés chacun d'énergies particulières.

Le travail sur les chakras a pour but essentiel d'éveiller l'énergie divine, la Kundalini et de la faire progresser le long des nadis par les canaux principaux sushumna (canal central parasympathique), ida (canal sympathique gauche) et pingala (canal sympathique droit).

Les chakras sont aussi reliés entre eux par un circuit plus direct appelé merudanda.

Ces divers souffles (vayus) sont décomposés comme la couleur d'un prisme ou d'un arc-en-ciel, afin de les spécialiser et de les intégrer aux divers systèmes du corps physique et des corps subtils (astral, mental et spirituel). Ils peuvent être visualisés, se manifestant comme 6 roues sur le corps et un lotus flottant au-dessus de la couronne crânienne. Voici les 7 chakras principaux :

Sahasrâra, सहस्रार,      la Vibration (स्पन्द Spanda)           Chakra coronal
 

Ajna, आज्ञा,            l'Esprit (मनस् Manas)                chakra frontal


Vishuddha,विशुद्ध         l'Éther (आकाश Ākāśa)               Chakra de la gorge
    

Anahata अनाहत          l'Air (वायु Vāyu)                    Chakra du cœur


Manipura मणिपूर        le Feu (तेजस् Tejas)                 Chakra ombilical
   

Svâdhisthâna स्वाधिष्ठान l'Eau (आपस् Āpas)                   Chakra sacré
   

Muladhara मूलाधार      la Terre (पृथिवी Pṛthivī)           Chakra racine   

 

 

et 3 chakras mineurs : 
surya (soleil), situés dans la région comprise entre le nombril et le cœur, soma (la lune), au centre du cerveau 
et lalata (front), au sommet du front.
 

SVASTIKA

vient de SVA = SOI et TIKA = COMMENTAIRE. En sanscrit SVASTI signifie BONHEUR ou PROSPÉRITÉ et par extension se sentir bien.

Le svastika est un des plus vieux symboles de l'humanité (époque préhistorique) et on le retrouve dans toutes les civilisations et à toutes les époques : Mexique précolombien, Afrique noire, pays celtiques, pays scandinaves, pays basque, Irlande, Kurdistan, Crête, Japon, Chine et bien sûr… en Inde ou quasiment toutes les religions du sous-continent l’ont adopté.

Le svastika, ou interprétation de la roue solaire, est d’abord le symbole de la vie, l’amour, la force, la perfection suprême, de l’infini…

Utilisée par l'Allemagne nazie, ce symbole heureux et positif a perdu son sens et est devenu une horrible croix gammée, reflet de l'horreur hitlérienne, et donc détestée à juste titre.

Cependant, le svastika demeure un symbole d'éternité à valeur hautement mystique.

Le Rien... Puis un Centre, matérialisé par un Point. Ce Point devient ensuite orientation Horizontale et Verticale: une Croix immobile, en attente... Lentement le Mouvement circulaire se fait, (le Mouvement est Vie)

et la Croix devient Svastika. Puis le processus s'accélère et le Svastika devient Roue-de-la-Vie ou Disque Solaire, avec en son Centre un Point immobile d'où pourtant nait le Mouvement. Et l'on retrouve en ce point le non-Mouvement: ... le Rien

Gil / 29 Décembre 2011

svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque   (source su-asti-gil)
svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque   (source su-asti-gil)
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svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque   (source su-asti-gil)
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svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque   (source su-asti-gil)
svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque   (source su-asti-gil)

svastika irlandaise, ukrainienne, maure, copte, celte, arborigène, grecque (source su-asti-gil)

Graphiquement c’est un tracé simple nécessitant tout de même un effort intellectuel de représentation et de reproduction. Symboliquement, le svastika a un contenu philosophique et magique. Sa forme de spirale en fait un symbole solaire (surtout lorsque les branches sont courbées)net aussi un symbole de mouvement, de rythme.

La position de ses crochets lui confère un sens rotatif de droite à gauche ou de gauche à droite.

Le svastika est le symbole de la connaissance du transcendantal et peut se faire dans les deux sens : par les voies détournées de la main droite ou de la main gauche (cad par tous les moyens possibles).

En effet la connaissance du transcendantal ne peut être atteinte directement étant en dehors de toute logique humaine, c’est pourquoi les branches de cette dernière sont tordues et se perdent dans l’immensité indéterminée de l ‘espace.

Ceci dit, suivant son orientation, on lui attribue une signification de chance ou de malchance mais même si ce symbole est commun à toutes les civilisations, ces dernières n’ont jamais donné la même signification à son sens rotatif.

C’est le symbole de l’homme qui se place au centre de la croix, au centre des 4 directions ou des 4 éléments, et qui cherche à s’orienter dans l’espace qui l’entoure, espace infini en perpétuel mouvement rotatif.

C’est donc le symbole de l’humilité dont l’Homme doit faire preuve face à l'Univers et à la Connaissance suprême qui ne lui est pas accessible.

Dans le jaïnisme, le svastika est présent partout : à l’entrée des temples ou des maisons, à côté des statues des thirtankaras*, sur les livres et les tentures...

C’est un des signes les plus importants des jaïns. C’est aussi un symbole commun à l’hindouisme (pour qui c’est une croix porte bonheur) et au bouddhisme (pour qui il symbolise la roue de la loi et la doctrine bouddhique en général).

*Les Thirtankaras ou Tîrthankara ou Tîrthakara sont les maîtres jaïns qui ont été divinisés car ils ont atteint la libération. Au nombre de 720 suivant la tradition ésotérique, seuls les 24 derniers sont vénérés.
*Les Thirtankaras ou Tîrthankara ou Tîrthakara sont les maîtres jaïns qui ont été divinisés car ils ont atteint la libération. Au nombre de 720 suivant la tradition ésotérique, seuls les 24 derniers sont vénérés.

*Les Thirtankaras ou Tîrthankara ou Tîrthakara sont les maîtres jaïns qui ont été divinisés car ils ont atteint la libération. Au nombre de 720 suivant la tradition ésotérique, seuls les 24 derniers sont vénérés.

Kosha

littéralement " fourreau ".

L'anatomie subtile du yoga définit cinq kosha constituant le corps humain :

Annamaya kosha : le corps concret (de chair), de matière Pranamaya kosha : le corps du souffle ou encore corps d'énergie, de vibration Manomaya kosha : le corps mental, c'est à dire les pensées, le raisonnement, les processus du mental ordinaire Vighnânamaya kosha : le corps de la Conscience, du mental, supérieur, les visions, les intuitions Anandamayakosha : le corps de Félicité, la félicité suprême.

MALAS

Le mala (tengwa, en tibétain, Look-Pakam en Thaï) est le chapelet Hindou ou Bouddhiste, fidèle compagnon du pratiquant qui le tient souvent à la main, enroulé autour du poignet ou autour de son cou comme un collier, rappelant leurs engagements religieux. Ils sont la plupart du temps de fabrication artisanale, composés de perles de bois (bois de santal rouge...), de coraux , de verres, de pierres, en os de yack ou humains, en conque, en or, en argent ou des perles de cuivre, ou de graines sacrées (graine de Lotus, de figuier, graine rudraksha....), fabriqués par une caste indienne particulière appelée, mâlâkâra.

Le mot mala signifie en sanskrit « collier de fleurs » ou « guirlande de perles ».

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Les Malas représentent dans la culture bouddhiste le temps et le cycle de la renaissance.

Les chapelets ou malas comportent en général 108 graines ce qui correspond au nombre de mantra (prières) a réciter, ils sont aussi un excellent support a la méditation.

Ces 108 perles peuvent symboliser selon les lieux: -les 108 épreuves qu’a subi le Bouddha pour atteindre l’illumination et les 108 noms du Bouddha - les 108 passions que doit surmonter le fidèle afin de se rapprocher de son idéal de méditation et d’ascétisme. - Les 108 mudra (gestes rituels) dans le Tantra. - Les 108 positions corporelles dans le Yoga. - Les 108 feux allumés au Japon dans les cérémonies du culte des morts. - Les 108 tombeaux extérieurs, au mont Hiei près de Kyoto, au Japon. Ces 108 grains du chapelet Bouddhiste proviendraient de la somme des 12 mois, des 24 arrangements dans lesquels le calendrier solaire a été divisé, et les 72 divisions de l'année chinoise en périodes de 5 jours: 12 + 24 + 72 = 108. Selon une autre tradition fort ancienne en Orient, l'importance du chiffre 108 dériverait de 10800 qui multiplie le nombre de moments dans l'année et le nombre de versets dans le Rig-Veda. - Il existe, en Orient, 108 faiblesses, telles que l'illusion, les désirs, la haine, l'attachement, l'orgueil, etc... qui correspondent aux 108 grains du chapelet bouddhiste. Ces 108 faiblesses sont appelées les 108 liens karmiques. - Après la mort du Bouddha, Padma-Sambhava, le grand gourou tibétain qui rétablit l'ésotérisme au Tibet, aurait caché et préservé les 108 écrits les plus sacrés qui lui furent révélés dans les mondes célestes - archive akashiques - dans le monde des hommes et le Royaume des Nâgas - ou des adeptes. Il les cacha à la frontière du Népal au Nord du Tibet. - Dans l'Hindouisme, il y a 108 représentations des poses - danses sacrées - du Nastya Shastra, il y a 108 Upanishads, 108 noms de Vishnou dans le Mahabharata et 108 noms pour Shiva."

Ces rites peuvent protèger contre les calamités et autres maladies (chapelets perles de la paix ), purifier, accompagner énergétiquement...

De plus, le chapelet de 108 graines est populaire car il peut facilement être utilisé pour compter par centaines. Souvent, deux chaînes subsidiaires de dix anneaux métalliques de petite taille sont attachés à des chapelets qui sont utilisés pour compter des centaines et des milliers.

La chaîne commune à tous les chapelets devrait être composé de neuf fils, qui symbolisent Bouddha Vajradhara et les huit bodhisattvas. La grosse perle à la fin signifie la sagesse et le cordon cylindrique qui la surmonte, le vide lui-même, à la fois symboliser pour avoir surmonté tous les obstacles.

Glossaire...

Sukha

(mot sanskrit et pali)

signifie plaisir, bonheur, félicité,

par opposition à dukkha,

souffrance, malheur, insatisfaction.

En méditation bouddhique, il s'agit d'un bonheur associé à un état de profonde tranquillité (upeksâ). Dans les premières étapes de dhyāna, il est associé à la joie, piti, mais alors que cette dernière relève de vedanâ, sukha est plus profond, c'est un samskâra (intention, acte psychique, conditionné, et conditionnant, à l'origine du karma mais aussi prédisposition, impulsion innée, formation mentale rémanente, impression composant la personnalité) ; on atteint la libération en les sublimant.

Glossaire...

Nous savons tous ce que signifie ressentir de la souffrance (dukkha). Quand nous éprouvons déception, regret, anxiété, envie ou jalousie, nous sommes conscients de nos souillures. Et nous avons tous éprouvé la peur, que se soit la peur de la mort (la nôtre ou celle d’un proche), la peur de ne pas être aimé, apprécié ou accepté, la peur de ne pas atteindre ses objectifs, ou encore la peur de se ridiculiser...

Mais nous pouvons également ressentir l’opposé de ces trois états ; les graines sont en germe en nous, sinon l’Eveil serait un mythe. Il nous est possible de ressentir des moments de joie, de pureté et de paix. Lors d’une concentration méditative profonde, on peut connaître une absence momentanée de dukkha : il n’y a que ce point de concentration ; aucune souillure ne peut pénétrer l’esprit car celui-ci est occupé ailleurs et il peut soit être souillé, soit être concentré — ce qui est merveilleux même si cela ne dure qu’un moment ; enfin il ne peut pas y avoir de peur car tout est bien à un tel moment. Plus nous sommes capables de générer de tels moments de joie, de pureté et de paix, plus ils deviennent partie de nous-mêmes et nous pouvons les retrouver à volonté...

Ayya Khema.

Glossaire...

Le constat de la souffrance omniprésente, née de l'insatisfaction, de l'impermanence, de l'imperfection, est le premier pas vers la libération.

Le bonheur et la souffrance sont des états d'esprit, leurs causes principales ne peuvent donc pas être trouvées en dehors de l'esprit. La source réelle du bonheur c'est la paix intérieure. La paix extérieure est impossible sans paix intérieure. Nous voulons tous qu'il y ait la paix dans le monde, mais nous n'y arriverons jamais si nous n'avons pas la paix dans notre propre esprit. Bouddha

Guru

Guru (devadarî : गुरु) est un terme sanskrit qui signifie "précepteur", "guide spirituel", "maître". Il désigne, en inde, un enseignant reconnu de la religion, de la spiritualité, de la danse, de la musique ou de tout autre domaine de connaissance. Dans le domaine spirituel, le guru est l'initiateur ou le leader d'une école de pensée autoproclamée ou traditionnelle dans le cadre d'un âshram ou gurukula. Les rapports entre le guru et le disciple (chela) sont ceux qui existent entre un patriarche et un jeune enfant, ce dernier devant libérer son maître des tâches du quotidien (lessive, cuisine, ménage) en échange de l'enseignement qu'il reçoit, ce contrat étant considéré, en Inde, comme faisant partie de l'apprentissage.

Selon les linguistes, le sanskrit gurú est proche du mot latin gravis, "lourd" dans le sens "homme de poids". Selon une étymologie traditionnelle, figurant dans l'Upanishad Advaya Taraka et notamment évoquée par Krishnamurti, gu signifie " ténèbres " et ru signifie " détruire, dissiper " ; le [guru] est donc celui qui dissipe les ténèbres, celui qui mène de l’ombre à la lumière». Sadguru est le guru qui mène à l'Être (Sat).

La société indienne traditionnelle avait deux pôles. Le roi et le brahmane : le premier faisait la commande et payait les frais du sacrifice, le second accomplissait le rituel. Tout ceux qui accomplissent un rituel méritent d'être appelés gurus par ceux qui en bénéficient.

Par la suite, guru a pris une nuance plus spécifique d'enseignant purement spirituel, d'être réalisé qui parle de sa propre expérience (Sadguru), bien que guruji reste aussi un terme de respect très courant en hindi actuel pour tout aîné qui est censé en savoir un peu plus que les autres.

L'acharya est l'enseignant religieux au sens général du terme; il donne des directives au peuple.

Le pandit, quant à lui, est un spécialiste des textes et des coutumes; il n'a pas de responsabilité spirituelle décisive.

Cette nette distinction entre le pandit et le Sadguru qui, lui, enseigne la spiritualité d'expérience, ainsi que l'autorité suprême dont bénéficie ce dernier, est l'un des facteurs ou l'un des signes de la vitalité spirituelle de l'hindouisme.

Le Sadguru, l'être qui a atteint l'absolu, est un phénomène très rare. Dans les Upanishads, on ne parle que d'une poignée de rishis complètement réalisés, tels Yajnavalkya, Angiras, Ashvapati, Kaikeya... Les traditions hindoues reconnaissent l'importance fondamentale du Sadguru pour révéler Dieu, ou le Soi, caché dans le cœur du disciple.

Le terme est également à l'origine du mot gourou, utilisé depuis le milieu du XXe s d'une façon plus ironique ou péjorative pour désigner un maître à penser, un expert, un manipulateur, ou plus généralement une personne qui réunit des adeptes.

Quand la notion de gourou est indûment étendue au domaine intellectuel ou social, elle devient trop souvent une étiquette facile pour justifier n'importe quelle autorité, voire n'importe quel autoritarisme. " Abandonner sa volonté propre " n'a de sens que si on le fait entre les mains d'un être qui a aussi abandonné la sienne, qui n'a plus d'ego. Sinon, il s'agit d'une exploitation réglée de l'homme par l'homme, qu'elle soit grossière ou subtile.

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Il existe des êtres calmes et magnanimes Qui, tel le printemps, font le bien aux autres. Ils ont eux-mêmes traversé l'océan terrible de la vie et de la mort Et, d'une manière désintéressée, Aident les autres à le traverser également.

SHANKARACHARYA, Vivekachudamani, 37.

La relation du guru et de son disciple

La première rencontre avec le guru est comme un "coup de foudre ". Il accueille souvent le disciple en lui disant dès le départ -

" Vous voilà enfin! je vous attendais depuis si longtemps!... C'est la maturité spirituelle du disciple, répandue autour de lui comme un parfum, qui capte l'attention du guru :

" Quand le lotus est épanoui, les abeilles viennent sans y être invitées. "

De son côté, le disciple doit être préparé (adhikati). La phrase " Quand le disciple est prêt, le guru arrive " représente l'idée essentielle de l'Inde à propos de la quête du guru.

Cet attachement est passionné mais reste impersonnel. Seul le disciple peut atteindre la réalisation par ses propres forces. Le Maître lui fait vivre des expériences spirituelles, il est comme un serpent qui cherche à " avaler " le disciple, qui joue le rôle du crapaud ; si le serpent est trop petit, ou le crapaud trop gros, ils vont rester coincés indéfiniment, le second dans la gueule du premier, et ils risquent de mourir là tous les deux. Cette image de dévoration n'est pas loin de la dévotion passionnelle de Ma Amritanandamayi pour Kali :

" Ô Mère, Kali, Toi la suprême déesse, Aujourd'hui je vais t'attraper et te dévorer! Ecoute ce que je dis ! Je suis né sous l'étoile de la mort! Un enfant né sous une telle conjonction Dévore sa propre mère. Ainsi, soit Tu me manges, Soit je te mange - aujourd'hui même! "

De cette rencontre avec le Maître, naissent une dépendance, une intimité qui augmente avec le temps, un amour, une vénération, une force au-delà du mental dont guru et disciple sont conscients. Le disciple " rentre dans le fleuve " dont il ne sortira plus.

Un disciple de Ma Anandamayi, toujours à ses côtés après 40 ans disait : " Le soir même, aux environs de dix heures, Ma m'accorda un entretien qui dura à peu près vingt minutes. Elle était supposée répondre à mes questions, mais je n'avais rien à demander. Je désirais seulement avoir un contact spirituel. Elle paraissait être la pensée divine incarnée. C'était elle qui posait les questions claires, précises, allant droit au cœur des choses, soulevant exactement les points qui me touchaient. Mais ces mots n'étaient qu'un jeu de surface. Durant ces quelque vingt minutes, elle m'avait infusé quelque chose qui était destiné à durer longtemps, qui dure toujours ... "

Ma Anandamayi, quant à elle, comparait l'action du guru à une inondation : " Quand l'inondation survient, elle ne fait pas de distinction du genre : " Cet arbre doit être sauvé, et celui-là déraciné. " Elle emporte tout avec elle, sans discrimination. Le guru imprime dans l'esprit de son disciple une image centrale : celle de son visage. Il l'aide ainsi à percevoir l'unité de l'univers derrière sa multiplicité apparente. Cette proximité est indispensable pendant un certain temps pour que le travail se fasse : pour pouvoir polir un objet, il faut qu'il y ait contact entre lui et le papier de verre...

Auprès d'un guru authentique, on ressent la paix. En même temps que cette paix, le guru transmet une énergie au disciple dès le début de la relation. En pleine conscience, le contact s'établit. Il nécessite une attention sans effort où l'on s'oublie soi-même. La rencontre du guru et du disciple n'est pas la rencontre de deux personnalités. C'est la rencontre d'un enseignement avec une confiance. De la conjonction des deux naît la réalisation. Cette rencontre proche du coup de foudre est vide de tout désir sexuel, tabou entre guru et disciple. Les hindous religieux sont habitués dès l'adolescence à la sublimation, à la transmutation consciente de la libido dans un sens spirituel. Ils sont donc à même de faire la distinction entre les deux cas de figure, peut-être même plus que les Occidentaux qui, eux, sont plutôt préparés, on pourrait dire conditionnés, plus au coup de foudre amoureux qu'à la rencontre avec le guru.

Les disciples ont besoin d'un gourou, est-ce qu'un gourou a besoin de disciples ?

Osho répond à cette question fondamentale sur le chemin spirituel….

Le gourou n'existe que parce que les disciples ont besoin de lui. En ce qui concerne le gourou lui-même, il n'existe pas : c'est seulement la projection du disciple. Quand le disciple a compris, il n'y a plus ni disciple, ni gourou. Quand le disciple a besoin de comprendre, il y a un disciple et il y a un gourou. Le gourou et le disciple existent tous les deux dans le mental du disciple.

Ceci doit être compris : en ce qui me concerne, je n'existe pas, j'existe dans votre mental. Vous aussi vous existez dans votre mental. C'est votre besoin de savoir qui projette l'état de gourou, qui fait que vous vous mettez à me voir comme le Maître, comme votre Maître – cela fait partie de votre état de disciple. Le jour où vous aurez compris, où vous vous serez éveillé et que votre état de disciple aura disparu, au même moment le gourou disparaîtra aussi.

De la même façon que les sommets existent, les vallées existent à côté d'eux. Quand les sommets disparaissent, les vallées disparaissent : aucune vallée ne peut exister sans des sommets. Vous voyez une grosse vague dans l'océan, elle est suivie par un creux, une vague-vallée, dans son sillage - elles sont ensemble. Quand la vague a disparu, le creux qui la suivait a disparu aussi.

Le silence existe avec le son. Si le son disparaît, le silence disparaît aussi. Le silence existe comme intervalle entre deux sons. Si ces deux sons disparaissent, le silence disparaîtra. Il y a le silence et il y a aussi un état au-delà des deux, silence et son. L'homme qui est réellement un maître - quelqu'un dont la présence peut aider des disciples – par sa présence et en sa présence, fait que des choses se passent.

Quand quelque chose se passe pour vous, je ne ressens pas que j'en suis l'auteur. Je ne suis pas ici pour faire cela. Je sais simplement que ça s'est produit. Vous pouvez vous sentir reconnaissant à mon égard, mais je sais parfaitement bien que ça s'est produit de soi-même : je ne l'ai pas fait. Je l'ai permis, je ne l'ai pas fait, et c'est arrivé. Cela dépend essentiellement du fait que vous l'ayez permis. Si vous le permettez, des choses se produiront en présence du maître. Si des choses se produisent en présence d'un Maître quand vous le permettez, alors il est un Maître. C'est ce que je veux dire quand je dis 'un Maître' – pas quelqu'un qui fait… c'est seulement sa présence qui aide à ce que des choses arrivent.

Le maître n'a aucun besoin du disciple, le leader par contre a besoin du partisan – c'est la différence entre un leader et un Maître. Un Maître n'est pas un leader. Un leader ne peut pas exister sans le militant, le leader a besoin du militant. En fait le leader a besoin du militant plus que le militant a besoin du leader. Le leader cherche à convaincre les militants : 'Je suis tout à fait indispensable', mais il dépend du militant. Un leader est le militant des militants. Il regarde les militants – ce qu'ils veulent – et c'est cela qu'il va faire.

Rappelez-vous Jésus est un Maître, le Pape est un leader. Le premier Shankaracharya était un maître, le Shankaracharya de Puri, aujourd'hui, est un leader. Mahomet est un Maître, mais le Maulwi est un leader.

Un maître est quelqu'un dont les besoins ont disparu, quelqu'un qui a lui-même disparu… où les besoins pourraient-ils s'accrocher ? Les besoins ont besoin d'un ego auquel se raccrocher. Il n'a aucun besoin : que vous soyez là ou pas ne fait aucune différence.

Regardez les choses de cette façon : le soleil se lève le matin, les fleurs s'ouvrent et les oiseaux chantent. Si aucune fleur ne s'ouvre, cela ne fait aucune différence pour le soleil – il continuera à se lever. Il y a des millions d'étoiles où aucune fleur ne s'ouvre. Il y a des planètes où aucune fleur ne s'ouvre, mais le soleil continue à briller. La fleur ne peut pas s'ouvrir sans le soleil, c'est sûr – mais le soleil peut continuer à se lever sans qu'une fleur s'ouvre. Le Maître est juste une lumière. Si vous vous ouvrez, si votre fleur s'ouvre en sa présence – bien ! Si rien ne s'ouvre en sa présence, bien ! Il n'y a aucune différence entre les deux. S'il y a une différence, alors le Maître est un leader, pas encore un Maître.

Une fleur s'ouvre dans la profondeur de la forêt. Personne ne passera jamais là. Le parfum continuera à se répandre. Il n'attend pas le promeneur, il n'attend pas que quelqu'un vienne et s'émerveille – ce n'est pas l'histoire du tout. Si quelqu'un passe et s'en réjouit – bien ! Si personne ne vient et que personne ne s'émerveille, c'est exactement aussi bien. Il n'y a pas de différence.

Le Maître et le disciple existent tous les deux à l'intérieur du disciple. Quand le mental du disciple s'éveillera, il rira et il découvrira qui est un disciple et qui est un Maître. Tout ce jeu devient alors ridicule. Mais tant que le disciple n'est pas en éveil, le jeu continue. Krishnamurti a raison quand il dit qu'aucun Maître n'est nécessaire. Oui, un jour, vous saurez aussi qu'aucun Maître n'est nécessaire, mais vous ne le saurez que lorsque quelqu'un vous aura réveillé ou que vous vous serez éveillé, grâce à la présence de quelqu'un. Alors vous saurez, vous direz 'Krishnamurti a raison'. Mais si vous écoutez Krishnamurti tout de suite et que vous croyez qu'aucun Maître n'est nécessaire, vous ne saurez jamais que Krishnamurti a raison ! Vous resterez non éveillé.

Ça semble être un paradoxe. En écoutant et en croyant Krishnamurti, vous ne pourrez jamais vérifier qu'il a raison. Si vous voulez vérifier qu'il a raison dans tout ce qu'il dit, trouvez un Maître… et un jour vous saurez que le Maître n'est pas nécessaire, n'a jamais été réellement nécessaire. Mais ce ne sera compris qu'après l'éveil. Quand vous regarderez en arrière, vous pourrez alors dire 'Oui, le Maître n'était pas vraiment nécessaire, j'aurais pu devenir éveillé…' . Mais vous n'avez pas pu, rappelez-vous le !

Tout cela ressemble à un puzzle – ce n'en est pas un, c'est tout simple. N'avez-vous pas observé ceci parfois ? Vous essayez de résoudre une devinette, un puzzle, un mot croisé ou quelque chose de ce genre. Au moment où vous trouvez la solution, vous vous sentez ridicule. Pourquoi, pendant des heures, n'avez-vous pas pu trouver la solution ? Vous pouvez voir maintenant que c'était simple.

C'est si bête – s'acharner pendant trois heures et ne pas trouver la solution, et maintenant c'est tellement évident ! Une fois résolu, c'est vraiment simple, et vous pouvez voir que n'importe qui pouvait trouver la solution, mais vous savez aussi que pendant trois heures, vous vous êtes acharné en vain, ou pendant trois jours, et vous ne trouviez pas la solution.

Cela arrive à chaque chercheur scientifique. Quand il fait une découverte, cela a pris parfois dix ans, vingt ans, avant d'aboutir. Le jour où la solution est trouvée, il ne peut pas croire qu'il l'ait autant ratée. C'était tellement simple ! Pourquoi a-t-il fallu perdre vingt ans ? Pourquoi cela ne s'est pas produit dès le premier jour ?

C'est vrai pour tout : une fois connu, ça semble si simple ! Mais ça paraît simple seulement après qu'on ait trouvé la solution. Une fois que vous savez, après l'avoir expérimentée, la vérité est si simple, si évidente, si 'déjà là' ! Mais tout de suite, quand vous êtes profondément endormi et perdu dans vos rêves, quelqu'un est nécessaire pour vous secouer et vous sortir de votre endormissement. Et ce besoin est le vôtre.

Le Maître n'a pas besoin du disciple. En fait, un homme n'est un Maître que lorsqu'il n'a plus aucun besoin d'un disciple. S'il rêve d'avoir des disciples, c'est qu'il est lui-même encore endormi et en train de ronfler ! Évitez-le ! Échappez-vous !

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Selon le Vedāntasāra, document du XVIe s:

Un vrai guru est un homme à qui la pratique de toutes les vertus est familière, qui avec le glaive de la sagesse a élagué toutes les branches et arraché toutes les racines du mal (…) qui se conduit avec dignité et indépendance. Qui voit l'or et les pierres précieuses avec autant d'indifférence que la ferraille et les tessons, qui met tous ses soins à écarter les ténèbres de l'ignorance dans lesquels le reste des hommes est plongé.

Yantra

Dans l'hindouisme, un yantra symbolise une vérité, une qualité du monde : L'amour universel, la vérité suprême, ... C'est un support visuel utilisé en méditation tout comme le mantra est un support vocal. Méditer sur un yantra est réputé donner accès à l'unité avec le concept qui lui est lié. Les formes qui le composent, triangles, carrés, cercles véhiculent des contenus conscients de par leur signification connue, mais ils interpellent aussi des structures psychiques inconscientes. Ces compositions de signes géométriques proportionnés et centrés ne sont pas sans rappeler les mandalas. Ainsi, dans la symbolique mystique traditionnelle indienne, le sens de ces figures géométriques est le suivant :

  • Le point, Bindu, énergie, centre où a lieu la création (en tantrisme, la Bindu est également un chakra) ;
  • Le triangle équilatéral pointe vers le bas, Shakti Kona, aspect féminin, l'eau ;
  • Le triangle équilatéral pointe vers le haut, Shiva Kona, aspect masculin, le feu ;
  • Le cercle, Chakra, l'air ;
  • Le carré, Bhupura (ou Bhur en sanskrit), la terre ;
  • La fleur de lotus, Padma, la pureté.

Un yantra est toujours circonscrit dans une structure globalement carrée

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Karma

C'est en pénétrant dans l'âme que la matière subtile résultant des intentions et volitions antérieures devient karman. L'âme en effet est envahie du flot karmique (alors que son contact avec les autres matières reste tout extérieur).

C'est l'ensemble des actes d'un être vivant au cours de son existence et qui déterminent son destin.

Dans un village indien vivait un adolescent, Shambo, qui était particulièrement coléreux. Son père lui donna une boîte emplie de clous en disant : « A chaque fois que tu ne pourras pas retenir ta colère, va enfoncer un clou dans notre barrière en bois».

Le premier jour, il planta beaucoup de clous. Avec le temps et l’observation de ses réactions, Shambo apprit à rester plus calme et il y avait de moins en moins de choses qui le mettaient en colère. Chaque journée il y avait donc de moins en moins de clous sur la barrière en bois.

Le temps passait et un jour, il n’enfonca aucun clou. Très fier, Shambo le raconte à son père. Mais le père de Shambo lui dit : « Maintenant, à chaque fois que tu réussiras à retenir ta colère, tu vas enlever chacun de ces clous. »

Le temps a fait bien son travail, et le jour où dans la barrière il ne restait plus aucun clou, Shambo de nouveau a appelé son père pour lui montrer le chemin accompli. En regardant la barrière, le père de Shambo lui dit : « Tu as fait un travail sur toi, il est précieux et je suis très content que tu aies développé autant de force intérieure ! Mais regarde, dans cette barrière en bois il reste autant de trous qu’il y avait de clous. Souviens-toi qu’à chaque action, il reste une trace ! Même si après on corrige nos actions injustes, les traces restent pour longtemps, cela s’appelle le karma. »

karma ?

Du sanscrit kárman, « acte, action ».

La loi de cause à effet

Chaque action commence par un désir, une intention et la moindre action accomplie aura une conséquence ; Sourire simplement et celui qui le recevra, réagira d’une manière ou d’une autre. Le karma c’est une sorte de gigantesque espace de connexion, mélangeant les actions et réactions, et en faisant des deux des évènements quasiment indissociables !

Une action donne une graine, qui avec le temps va germer dans notre mental pour nous apporter le fruit mûri de cette graine. On peut le concevoir comme un programme très subtil, sans faute de frappe, dans lequel tout mot est toujours à sa place ! Souvent, n’ayant pas une vision globale des choses, nous pouvons penser que ce qui nous arrive ou ce qui arrive à l’un de nos proches est injuste, qu’il y a un mal entendu, et que l’Univers commettrait des erreurs. Mais en réalité, tout ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le bourgeonnement des graines semées hier, seulement nous ne savons pas vraiment quand il eut lieu : il y a un an ou il y a dix incarnations.

Le karma du point de vue de la science

En psychologie védique, toute notion est pratique, y compris celle de karma.

Il nous faut évoquer Saṃskāra, mot sanskrit qui désigne les impressions laissées par une action, les tendances résiduelles subconscientes, les traces, les empreintes. Dans les Yoga Sûtras de Patanjali, samskâra qualifie l'empreinte source de modifications (vritti) à l'état subtil manifesté au sein du mental ou plus précisément de l'inconscient (citta ou réceptacle des impressions se trouvant à l'état subtil). Le saṃskāra désigne les actes conditionnés, et conditionnants.

Autrement dit, notre conscience garde une empreinte ou une mémoire émotionnelle de tout ce qui s’est passé dans notre vie dans les moindres détails : nos actions, réactions, nos pensées et paroles. Une partie de cette mémoire reste en surface consciente, une autre atteint les fonds de l’inconscient.. Pour autant ces deux niveaux, chacun à sa manière, nous influencent.

Le saṃskāra est à l'origine du Karma.

Toutes ces traces, ces samskaras se superposent les uns sur les autres et construisent caractère et personnalité. Par la suite, c’est en fonction de notre caractère que nous faisons des choix et que nous attirons des situations et des personnes dans notre vie.

Chaque samskara continuera d’influencer la vie en imprimant le prisme de ses propres couleurs sur les perceptions et les réactions de ce même individu. Cette personne ne parviendra plus à voir la réalité mais uniquement une perception à travers le voile du samskara.

Comment nous vivons le karma ?

Notre mental garde d’innombrables traces, et, plus une trace est profonde, plus elle influence notre vie. Les samskaras peuvent être négatifs ou positifs, nous rendre plus forts et plus harmonieux, comme nous détruire. Quand le mental accumule beaucoup de samskaras négatifs, la personne peut développer des pathologies mentales. Elle est incapable de relations harmonieuses, d’être simplement heureuse.

Plus une émotion nous atteindra profondément plus elle marquera notre conscience.

Ainsi, à toute émotion nous donnons naturellement une estimation négative ou positive. Si cette situation se répète, nous la percevrons avec la même gamme d’émotions et nous prendrons l’habitude d’une réaction identique. Donc, pour des situations semblables, l’inconscient fournit des réactions automatiques. Et cela se renforçant de plus en plus, nous perdons notre liberté de choix et d’action, nous devenons esclaves de notre propre mental. Les habitudes que nous renforçons nous rendent dépendants du mental !

Yoga et Karma ?

Le grand rishi (sage), Patanjali, dans les Yoga Sutra dit : « Yoga citta vrtti nirodhah ».

Yoga : l’Unique, l’union

Citta : mental

Vrtti : vague, modification

Nirodhah : cessation

Autrement dit le « Yoga est la cessation des fluctuations du mental ». Chaque voie du yoga, soit bhakti yoga (la dévotion), karma yoga (action désintéressée), raja yoga (pratique des postures, de pranayama, et de la méditation) et jnana yoga (la connaissance) à leur manière aident à la personne de maîtriser le mental, à le purifier.

Le grand défi est de vivre en conscience. Conscientiser chacun de nos mouvements, chaque parole, ne rien faire par habitude et par automatisme. Cela consiste à prendre constamment la position du libre arbitre, de l’observateur de ne pas suivre les directions dictées par les samskaras. Ne pas suivre notre pulsion, ce qui se présente immédiatement à nous. Il ne s’agit pas de faire de soi une victime, mais d’accepter, et de réagir différemment de ce que notre mental nous dicte. Si quelqu’un vous crie dessus dans la rue, vous n’êtes pas obligé de lui répondre de la même manière. Vous pouvez vous dire « Cette personne semble malheureuse, je lui souhaite de trouver la paix ». C’est un choix, il demande de l’effort conscient. C’est à ce moment, dans ces situations, que votre karma change. Pour arriver à le faire régulièrement il faut vivre en conscience, connaitre sa réaction à chacune de ses actions.

Ce pourquoi la pratique des asanas (postures de yoga) a beaucoup d’impact : premièrement, sur notre mental, et deuxièmement sur le corps physique lui-même. Les asanas sont « le lieu, l'espace » pour pratiquer le mouvement en conscience.

En réalité toutes les pratiques spirituelles ont pour objectif de calmer le mental pour « ouvrir le passage » vers le Soi, le Divin, le Réalisation. Le mental se dresse souvent devant comme un énorme barrage, il met en scène des pièces dont les scénarios répondent toujours aux mêmes motifs – ceux du karma

source yoga et vedas

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PUJA

La pûjâ est une cérémonie d'offrande, de dévotion et d'adoration de l'hindouisme, du bouddhisme et du jaïnisme qui vise à rendre hommage à une divinité. Durant ce rituel, l'officiant offre des nourritures symboliques à la divinité, des fleurs et de l'encens.

Dans la société hindoue, la pûjâ tient un rôle essentiel. C’est un acte central et quotidien de l'hindouisme, célébrée dans les temples par les brahmanes, mais aussi dans le foyer par le chef de famille.

La pûjâ est un rituel censé provoquer la « descente »' (archāvatara) d'une divinité à l'intérieur d'une image la représentant, d'une statue ou d'un symbole comme le lingam. Son déroulement est codifié, comportant de nombreuse étapes et implique des composantes matérielles (parfums, chants, objets, fleurs, nourriture...) autant que des dispositions mentales et spirituelles si l'on veut qu'elle soit efficace : prières, prosternations, offrandes...

L'invocation, réalisée par le pujari (l'officiant), débute par le tintement d'une clochette, qui appelle la divinité, l'application sur le front d'un tilak (pottu en tamoul) de cendres de santal sur lequel on en trace un autre de vermillon, pour se placer sous la protection de la divinité.

Elle se poursuit par l'offrande de fleurs fraîches, de denrées, d'encens, accompagnée de musique et de la récitation de mantras. S'il s'agit d'une statue ou d'un lingam, le pujari l'oint d'huile, de camphre et de pâte de santal et la recouvre de guirlandes.

Le lingam (symbole masculin shivaïque) est lavé de lait et d'eau sacrée comme celle en provenance Gange. Le liquide ainsi versé se répand dans la yoni (symbole féminin de la shakti). Puis, il est oint de ghee, de pâte de santal et orné de fleurs. Le darshan marque le point culminant du rite, lorsque la divinité se révèle à tous.

En voici le déroulement type. Bien évidemment chaque pûjâ doit être adaptée à la divinité à laquelle elle est destinée. Il est toujours possible d'en simplifier le déroulement, si l'on procède notamment à une pûjâ domestique.

Il est important de procéder à une préparation avant la pratique de la pûjâ. Le lieu doit être propre et, si possible, décoré, agréable. Une purification rituelle est effectuée en aspergeant le lieu d'eau du Gange (ou d'une eau sanctifiée), et en répétant la formule Om pavitra, pavitra ("Om, que cela soit pur"). Cette aspersion s'effectue aussi sur les ustensiles utilisés pour la pûjâ. La personne qui pratique la pûjâ doit elle-même être propre et habillée proprement et de vêtements neufs pour des occasions plus importantes. Elle s'assoit face à l'est et débute les premiers rituels, comportant notamment des mantras. Suit une purification spirituelle, grâce à quelques exercices respiratoires, le chant de la Gâyatrî et une méditation établissant le contact avec la divinité.

Cette préparation étant effectuée, les offrandes et hommages sont dès lors possibles. Seize étapes se succèdent pour un rituel complet.

  1. Âvâhana (“invocation”). C'est par cette invocation que l'on invite le dieu ou la déesse à être présent lors du rituel.

  2. Âsana. La divinité est conviée à s'asseoir. On lui offre également des fleurs et du riz cru coloré par du curcuma (ce que l'on appelle l'akshata).

  3. Pâdya. On offre de l'eau pour nettoyer les pieds de la divinité.

  4. Arghyâ. ... Puis pour se laver les mains et le visage.

  5. Âchamanîya. ... Puis pour se rincer la bouche.

  6. Madhuparka. On offre à la divinité une boisson faite d'eau et de miel.

  7. Âbhisekha (ou snânîya). Il s'agit du bain rituel de la divinité (en général on fait couler de l'eau du Gange sur la statue, le symbole ou l'image de la divinité, ou, plus souvent encore on la verse dans un récipient, ou bien on asperge la représentation, en récitant les mantras appropriés.

  8. Vastra (“vêtement”). On habille et pare la représentation de la divinité.

  9. Anulepana (ou gandha). On parfume la représentation et on applique sur son front le pottu (ou tîkâ), dont la matière de base varie selon la divinité (pâte de santal, argile, etc.).

  10. Pushpa. Il s'agit de l'offrande de fleurs et de guirlandes, à choisir ici aussi en fonction du dieu ou de la déesse que l'on honore

  11. Dhûpa. On brûle de l'encens devant la représentation.

  12. Dîpa (ou arati). Pour cette offrande de lumière, on fait tourner en général une lampe à huile plusieurs fois, dans le sens des aiguilles d'une montre, devant la représentation.

  13. Naivedya. Il s'agit d'une offrande de nourriture, qui varie en fonction de la divinité et du moment de la journée. Par exemple Ganesh et Krishna préfèrent les friandises, Durgâ, Kâlî, Mariamma... préfèrent "des aliments acides, amers, piquants"

  14. Punarâchamanîya. Il s'agit d'une nouvelle offrande d'eau pour rincer la bouche.

  15. Pradakshinâ. On fait le tour de la statue ou de la chapelle trois fois, dans le sens des aiguilles d'une montre, mains jointes en position de salut.

  16. Namaskrâ (ou pranama). On salue une dernière fois la divinité, mains jointes, en s'inclinant ou en se prosternant devant elle.

Dans la tradition hindoue, temples et maisons ont tous leurs autels devant lesquels le prêtre, la famille, les amis de la famille viennent faire leur puja en l’honneur des dieux et des divinités. La puja occupe une place importante parmi les rituels quotidiens des hindous.

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Puja dans le bouddhisme

Dans le bouddhisme, la puja désigne un rituel exprimant de la gratitude envers le Bouddha, ou une déité, forme pure de l'esprit, telle que Tchenrézi, personnifiant la compassion, Manjushri, la sagesse, etc...

Puja dans le jaïnisme

Il existe deux types de puja dans le jaïnisme : les pujas extérieures à soi: les dravya pujas, et les pujas intérieures, pratiquées par le cœur et l'intellect du croyant: les bhava pujas. Différentes sortes de pujas externes se pratiquent comme les rituels devant des images des Maîtres éveillés, les Tirthankaras; L'offrande de fleurs ou une lampe à beurre allumée devant une image pieuse sont aussi des rituels courants. Dans son propre esprit, la puja peut prendre la forme d'une récitation, d'un mantra ou d'hymnes.

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Darshana

Darshana (दर्शन - racine sancrite drish ) signifie vue, vision, aspect,

en philosophie : méthode, point de vue doctrinal, école de pensée, système philosophique, doctrine de salut.

Ainsi darshana désigne une école philosophique de pensée indienne. Selon Halbfass, « les doctrines et systèmes présentés par les doxographies comme des darshana montrent des parallèles clairs et distincts avec ce que l’on nomme philosophie en occident. Ce sont des « visions du monde » systématisées et axées sur la théorie et elles excluent plus ou moins les matières de la pratique religieuse ». Dans la plupart des langues indiennes modernes, darshana est employé pour « philosophie ».

Glossaire...

Les six écoles de pensée dans l'hindouisme s 'appellent : ṣaḍdarśana et sont généralement présentées par paires, par affinité :

• Le Nyâya (étude des règles du raisonnement, de la logique, dont la méthode est la dialectique) ; il se base sur Nyàya Sùtra et Aksapàda Gautama. • et le Vaisheshika (explication du monde par la distinction, la particularité et la discrimination (visheda), cosmologie) ; il se base sur le Vaiśeṣika-Sūtra.

Nyaya et Vaisheshik, aident à discerner le vrai du faux

• le Sânkhya (système dualiste axé sur la connaissance des principaux constituants de l'univers et de l'individu, et opposant un principe naturel unique et inconscient à une multitude de principes spirituels conscients) ; c'est le point de vue psycho-cosmologique, dont la méthode est la spéculation intellectuelle, l'aspect illusoire de la création. Le texte de base de cette doctrine est la Samkhya Karika. • et le Yoga ou le Sāṃkhya-Yoga (ensemble de pratiques psychosomatiques visant la parfaite stabilité mentale) ; c'est le point de vue psychologique ou psychique de l'identification qui est lié à la perception et à l'intuition du monde subtil et dont la méthode est le contrôle du mental, des sens et des facultés internes. Ce point de vue est exposé dans les Yoga Sùtra de Patanjali.

• le Pûrva Mîmâmsâ ("mîmâmsâ" veut dire "interprétation des Veda, exégèse", compréhension correcte). Le Pûrva Mîmâmsâ commente la première partie des Veda (Mantra et Brâhmana), appelée Karma Kânda car elle traite des rituels, des sacrifices et du Dharma , c'est le point de vue théologique et herméneutique de la réflexion, dont la méthode est l'étude et la recherche dans les Écritures sacrées et de la révélation. Ce point de vue ou école de Jaimini se base sur le Mīmāṃsā Sūtra composé entre -300 à -100 avant notre ère.

et l'Uttara Mîmâmsâ (ou Vedânta), qui s'intéresse à la dernière partie des Veda (Upanishad), c'est-à-dire la connaissance de la Réalité Suprême. Le mot " Vedânta " littéralement veut dire la fin (anta) des Veda, c’est-à-dire le but, l’ultime essence des Veda, de la Connaissance. C'est le point de vue métaphysique, dont la méthode est la spéculation abstraite. Ce point de vue se base sur les Upanishad, la Bhagavadgîta et le Brahma Sûtra. Il admet la maya : l'illusion et la non-dualité comme principes et est très répandu en Inde.

Le terme darśana a aussi une autre signification; celle de « vision du divin », « être en présence de la divinité » ou encore « vision de l'idole dans le sanctuaire d'un temple », la vision d'une image auspicieuse. Dans ce sens, le darshana fait partie de la puja. c'est la vision de la murti.

Le darshan est donc aussi un moment où le dévot est en contact visuel direct avec l'idole d'un dieu, un avatar, un maître spirituel vivant ou la représentation d'un maître défunt. Il peut s'agir d'une vision concrète (être en présence du maître et recevoir sa bénédiction) ou d'une vision intérieure déclenchée par l'émotion des circonstances (lieu, méditation, etc.). Le darshan est donc considéré comme une expérience spirituellement bénéfique et, dans sa compréhension la plus populaire, aurait un pouvoir de guérison à divers degrés, selon les prétentions de ceux qui l'accomplissent.

Exemples de Darshan indien

Mata Amritanandamayi, communément appelée Amma, est célèbre en Occident comme en Inde pour son Darshan, qui s'effectue sous la forme d'une étreinte, ainsi que Mère Meera qui, elle, reste immobile et ne propose pas de contact physique. Mais des milliers de darshans ont lieu quotidiennement en Inde auprès de maîtres spirituels moins connus en Occident.

Dans le sikhisme

En visualisant par l'esprit le livre saint du sikhisme, le Guru Granth Sahib, ou en entendant ses écrits, sont deux des manières de vivre le darshan pour les sikhs. Le darshan sikh est aussi décrit dans le Guru Granth Sahib comme une contemplation ou une expérience divine (comme une lumière intérieure). Le terme d'origine arabe « nadari » est également utilisé.

« Prendre le darshan », c’est recevoir l’énergie d’une personne, d’un saint, d’une statue d’un dieu, d’une rivière ou d’une montagne sacrée. Le verbe « prendre » est utilisé avec le même sens que dans l’expression française « prendre le soleil ». Le darshan s’obtient par le sens de la vue : une réalité mentale prend vie en soi, de laquelle émane une présence. Cette expérience s’accompagne d’une émotion. Les Hindous en parlent comme de quelque chose de très important, qu’ils reçoivent dans leur cœur. L’homme ne trouvant jamais que ce qu’il cherche, la qualité du darshan dépend de la pureté et de la sincérité de la quête

sources : wikipédia, Elishams, l'inde où je vis...

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KLESHA

Les Kleshas sont les 5 sources de la souffrance humaine, cinq sortes d'obstacles qui empêchent l'individu d'atteindre la libération (nirvana, moksha).

  • Avidyà ou ignorance est notre incapacité à voir le monde tel qu'il est vraiment, aveuglé par l'illusion, plutôt que le manque de savoir.
  • Asmità ou attachement (ego) nocif à la matière (aux choses, aux relations sociales), et à l'identification à notre corps ; notre corps étant le véhicule qui nous permet de vivre les expériences de ce monde, instrument précieux dont il faut prendre soin.
  • Ràga ou attachement au plaisir, dépendance subtile au désir, recherche du bien-être et quête effrénée de sa répétition, attraction...
  • Dvesha ou haine, aversion allant de l'agacement à la colère...
  • Abhinivesha ou peur, attachement à l'existence, peur de la mort.

 

Sur les cinq, il est dit que le 1er klesha est la racine de toute souffrance. Et que les 3 origines de la souffrance sont : soi-même, autrui, et les calamités naturelles (en ce qui concerne le soi et les autres)*

 

* Avidya ou ignorance est notre incapacité à voir le monde tel qu'il est vraiment, conscient des filtres de l'illusion Avidya ou ignorance est notre incapacité à voir le monde tel qu'il est vraiment, conscient des filtres de l'illusion Avidya ou ignorance est notre incapacité à voir le monde tel qu'il est vraiment, conscient des filtres de l'illusion

Glossaire...

Ekadashi : des jours sacrés pour se recentrer et éveiller sa conscience.🧘🏽‍♂️

Les jours d’Ekadashi très propices pour le jeûne, la prière et la méditation. 🌙✨
 
L’Ekadashi est une opportunité parfaite pour purifier son esprit et éveiller sa conscience à travers des pratiques spirituelles comme le jeûne, la méditation et la prière. 🧘🏽‍♂️📿
Ekadashi signifie « onze » en sanskrit, et correspond chaque mois au onzième jour après la pleine Lune et au onzième jour après la nouvelle Lune. 🌝🌚
Ces jours particuliers, ils est plus facile de ressentir la Paix toujours présente en nous. ✨🕊️
Vous pouvez pour cela réciter le mantra suivant :
🕉 Om namo nārāyanāyā
Un mantra est un phrase sacrée qui libère son énergie lorsqu’on le répète avec concentration 📿.
Le jeûne a pour but de purifier le corps. Accompagné de pratiques spirituelles telles que le Yoga ou la méditation, il permet d’éveiller sa conscience et de trouver la Paix intérieure.❤️🕊
Voici comment procéder :
La veille au soir, mangez léger et végétarien.
Le jour d’Ekadashi, jeûnez, consacrez-vous le plus possible à la pratique spirituelle, et essayez de rester positif dans vos actions, vos paroles et vos pensées.
Buvez beaucoup d’eau. 💦
Le lendemain, c’est Parana, la rupture du jeûne. Elle doit se faire après le levé du soleil.🌞
Commencez par boire un grand verre d’eau chaude mélangée à une demi cuillère à café de sel de l’Himalaya.💧
Puis rompez votre jeûne avec une banane et/ou des dattes accompagnées d’eau chaude, d’un chai, ou d’une infusion.🍌🍵
Pour le déjeuner, l’idéal est de consommer du Kitchari ou du riz accompagné de légumes. 🍚🥦
Si vous n’avez jamais jeûné, pour habituer votre corps, vous pouvez rompre le jeûne le soir après le coucher du soleil au lieu du lendemain matin, ou faire un jeûne de dattes, de fruits ou de légumes plutôt qu’un jeûne complet.
En cas de traitement ou de problème de santé, consultez votre praticien de santé avant de jeûner.
Je vous souhaite à tous de joyeux Ekadashi ✨, puisse ces jours être des opportunités de nous relier à notre essence la plus profonde, de pratiquer la compassion envers nous-mêmes et envers les autres, et de cultiver la gratitude pour la vie et pour toutes ses bénédictions.. 🙏✨🕊
Om Shanti Shanti Shanti
Om Paix Paix Paix

Samskara

Le saṃskāra désigne les actes conditionnés et conditionnants. Conditionnements, mémoires...

Dans l'hindouisme, le terme sanskrit saṃskāra signifie : prédisposition, impulsion innée. En philosophie vedāntique : disposition acquise, formation mentale rémanente, impression composant la personnalité ; on atteint la libération en les sublimant. Il ne faut pas le confondre avec le vāsanā, terme qui signifie : imprégnation, impression d'une sensation antérieure, souvenir subconscient, émotion, association de sentiments à la lecture ou à l'audition d'une œuvre.

Dans les Yoga Sūtra de Patañjali, il qualifie l'empreinte source de modifications (vṛtti) à l'état subtil manifesté au sein du mental ou plus précisément de l'inconscient (citta ou réceptacle des impressions se trouvant à l'état subtil). Le saṃskāra est à l'origine du karma.

L'intention, cetana, est associée à tout état de conscience, vijñāna. Mais saṃskāra regroupe de fait de nombreux facteurs mentaux, caitasika : tout ce qui n'est pas l'un des quatre autres agrégats.

 

Ce sont des courants invisibles qui dirigent nos vies, automatisent nos actions, colorent nos pensées, nos émotions... sans qu'on le sache. C'est un peu comme un filtre à travers lequel passe l'énergie avant de se manifester et dans ce filtre ce sont accumulés des "dépôts" plus ou moins lourds ou sales. Ces dépôts viennent alourdir, teinter, influencer ce qui se manifeste en nous, autour de nous.... La pratique du yoga vise à libérer ce filtre de ses conditionnements , à dissoudre les samskāra.

 

Les samskaras sont aussi les cérémonies qui marquent la vie du croyant comme l'annaprashana, le mariage ou la cérémonie funéraire (l'antyeshti).