Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ananda

sa ta na ma

31 Juillet 2015, 05:06am

Publié par Association Ananda

sa ta na ma

Ce mantra dérivé de sat nam se chante en stimulant chaque doigt, l'un après l'autre avec le pouce. Le pouce, représentant l'égo, vient presser l'index au son Sa, symbole de connaissance. C'est la naissance. Puis le majeur, au son Ta, éveille la sagesse. C'est la vie. Au son Na, le pouce presse l'annulaire, l'énergie. C'est la mort. Enfin, arrive la renaissance, quand le pouce et l'auriculaire s'unissent au son Ma, symbole de communication.

Ce mantra exprime les cinq sons originels de l’univers, la forme nucléaire de Sat Naam. Sa est infinité, Ta est vie, Na est mort ou transformation et Ma, renaissance.

Le cinquième son est celui du « A », lequel est un son de connexion commun voulant dire « qui vient ».

On l'utilise pour améliorer l'intuition, équilibrer les hémisphères cérébraux et créer une destinée pour quelqu'un qui n'en a pas.

sa ta na ma

Dans cette pratique de mudra et de chant, on utilise la main. Pythagore disait : « l’homme pense parce qu’il a une main ». Mudra est un terme sanskrit qui signifie "sceau" ; décomposé en mud (la joie) et ra (déclencher), les mudras apportent la joie.

La main est un des membres les plus sollicités du corps par sa fonction et l'un des plus remarquable par sa complexité. Composée de 27 petits os, la main avec ses 5 doigts prolongent le corps et lui donnent une grâce certaine. Le cerveau "pense" et la main exécute ; par sa sensibilité activée par le toucher, le cerveau sait ce qui est agréable ou pas, ce qui est froid ou chaud, liquide ou solide, lisse ou rugueux.

La main établit le contact, contact humain, lors d’une simple poignet de main. Elle peut donner, recevoir, tenir, réaliser et aussi aimer...

Elle est le gage de l’amitié, de la gratitude, de l’engagement.

sa ta na ma

Les doigts ont une représentation symbolique précise dans de nombreuses civilisations :

Le pouce est lié au goût, à l’oralité (sucer son pouce). Il représente l’égo, le « moi je ». Le sentiment dominant le pouce est le souci.

L’index est lié à l’odorat et à l’intellect. Il donne la direction et peut signifier le désir (« je veux ça »). Il représente aussi le jugement, l’accusation (montrer du doigt), la culpabilité, l’orgueil, et aussi la tristesse.

Le majeur est lié au toucher, à l’émotionnel, au cœur. Il représente la créativité, la sexualité, le plaisir, la sensualité mais aussi la perplexité, l'impatience.

L’annulaire est lié à la vue et au yeux. On l’associe au mariage (coté gauche) et aux alliances/associations en général (coté droit). Il représente les liens émotionnels, la vie de couple. Dans son côté négatif, il représente la colère.

L’auriculaire est lié à l’ouïe et aux oreilles. Il représente donc les confessions, les secrets, les non-dits voire les mensonges, et parfois l’intuition " mon petit doigt m’a dit…" , la peur.

sa ta na ma

Dans la pensée indienne védique, chaque doigt a une représentation symbolique importante ; il faut voir chaque doigt comme le roi d’une énergie et la pratique des mudras, qui en sanskrit veut dire « signe » ou encore « sceau », le dialogue, l’échange, la collaboration avec ces énergies. La tradition védique a sauvegardé pour nous cette précieuse connaissance sur le lien entre les formes que créent des doigts et les vibrations que chacune de ces formes produit.

Le sens de la pratique

Notre corps subtil est empli de canaux énergétiques, les nadis, qui gèrent aussi bien nos processus physiologiques que psychiques. C’est surtout à la surface des pieds et des mains que ces canaux s’accumulent. Travaillant avec nos doigts nous pouvons harmoniser notre état physique, contrôler nos émotions, augmenter la concentration, et en fin de compte harmoniser notre être individuel aux processus de l’Univers.

Quand on commence à pratiquer les mudras on commence à créer les formes qui génèrent de l’énergie, tout comme les asanas (postures) du yoga.

Tout d’abord il faut savoir que nos 5 doigts sont chacun en rapport avec un des 5 éléments. Agni (le feu) correspond au pouce, vayu (l’air) à l’index, akasha (l’éther) au majeur, prithvi (la terre) à l’annulaire et jala (l’eau) à l’auriculaire. En faisant des combinaisons avec les doigts nous faisons collaborer les différents éléments avec lesquels l’Univers entier est tissé, y compris notre corps.

Le pouce représente Brahman, l'absolu, l'âme cosmique ; l'index représente Ahamkara, l'ego, l'âme individuelle. Les 3 autres doigts tendus représentent les 3 gunas, les qualités qui maintiennent en mouvement toute l'évolution dans le microcosme comme dans le macrocosme : le majeur est sattva (équilibre, harmonie, élévation, subtil), l'annulaire est rajas (activité, passion) et l'auriculaire est tamas (inertie, grossier).

Dans le rituel hindou, notamment le tantrisme, les mudra sont employées en association avec des mantras et une concentration mentale sur l'acte sacré.

« La mudrā, qui est, au sens littéral, "un sceau", a pour fonction d'apposer un cachet sur la parole et sur l'acte liturgique, de leur donner autorité, puissance spirituelle et efficacité magique»

Pour expérimenter ce mouvement énergétique, voici 2 versions du mantra sa ta na ma à associer au mudra précité ; belle pratique.

tout en yoga

27 Juillet 2015, 22:55pm

Publié par Association Ananda

tout en yoga

de Patrick Pelloux dans Charly Hebdo 1199, du 15/07/15, envoyé par Claude du Vietnam...

Tout a commencé il y a 4 mois, où, entre les nuits agitées par des cauchemars effroyables et des journées à lutter contre des visions horribles, je me suis dit : et si j'allais faire du yoga? Mon corps est devenu un gros chamallow, mes muscles et mes articulations en répétition pour devenir statue.

Ni une, ni deux, me voilà à pousser la porte d'un club de yoga parisien, tout intimidé par mon inexpérience, mon âge... Mais la voix tranquille de la prof, le côté souriant des gens présents dans la salle ont eu raison de mes hésitations. Un doux sentiment m'envahit de me retrouver chez les hippies, dans une génération peace and love que j'adore, dans une salle où le pouvoir des fleurs signifie encore quelque chose. J'ai l'air con en short comme un bonhomme de Reiser.

Mais que la fête commence. Tel un petit bouddha rouillé, je tente de m'assoir sur deux couvertures posées sur mon tapis vert. Mes chevilles se demandent ce qu'il se passe. Mes genoux font la gueule, quant à mes hanches, il est hors de question d'incliner quoi que ce soit. Les muscles? Ils semblent devenus avec le temps des barres de fer indéformables, mais plus question de se plaindre, la séance commence par trois "om". Vu de l'extérieur, il est possible de croire en un troupeau d'imitateurs de vaches. Mais pas du tout! D'emblée, une sorte de concentration se fait.

Les étirements commencent.

C'est fou comme en quelques années mon corps est devenu rigide. La prof, qui fonde beaucoup trop d'espoirs dans mon corps, nous demande de nous étirer. Du sacrum aux cervicales! A force de soigner tant et plus de malades, j'ai oublié de m'occuper de mes vertèbres, mais mon rachis, à priori, n'est formé que d'un os de bas en haut. Mains croisées, au bout de mes avant-bras et bras, je viens de redécouvrir que mes épaules et coudes pouvaient se tendre. Des craquements comme des vieilles portes qui s’ouvrent de nouveau accompagnent tout ça. Il faut expirer et inspirer en même temps... Alors, là, mes centres de coordination ne comprennent même pas de quoi il s'agit.

Yoga Matin, midi et soir

A côté de moi, une dame doit avoir cinq fois plus d'articulations que moi. A deux rangs, une jeune femme doit être faite en élastique... Mais pas le temps de les regarder, il faut, jambes tendues, rotules relevées, cuisses rentrées vers l'intérieur, poser les mains sous les pieds. Çà fait des siècles que mes mains rêvent de toucher mes petons et je reste courbé comme un arbre penché par le vent. Et qui m'a mis un ventre pareil! J'avais pas ça il y a trente ans! Mais au yoga, ce qui compte, c'est le bien-être, et non la performance.

Le cours n'a commencé que depuis dix minutes. Je n'ai jamais fait autant de choses. Il est temps de faire des torsions. Impossible! Il faudrait qu'accroupi je torde mon torse vers la gauche et la tête vers la droite, en mettant une main derrière et l'autre vers l'avant tout en respirant.... cette position sur les pieds m'enfonce des épées dans les deux chevilles. Alertez les pompiers pour me relever!

Nous enchainons les positions : le chien tête en bas, et j'entends mes vertèbres craquer comme un bateau qui se libérerait de ses amarres. L'arbre, l'oiseau, le cobra... Mon arbre est à l'automne, mon oiseau bat de l'aile et mon cobra est aussi dangereux qu'un dentier sans propriétaire. Mais le temps de mettre mon talon sur mon anus. Ah non, pas çà? Si! Avec le yoga, tout devient possible, naturel et simple. Je n'avais pas fait les pieds au mur ou le poirier depuis des siècles et me voici mis en confiance par la sublime prof, qui est un peu une infirmière, une ostéo, une psy. Elle m'encourage avec des sourires, car il y a de quoi, en voyant l'ancien bébé que je suis tenter de bouger. Déjà une heure et demie que je tourne, j'étire, je respire, je craque. Vient la posture de relaxation et, croyez-le ou pas, je me suis endormi sur le tapis comme une baleine échouée.

9à? C'était hier! Les profs du cours ont une bienveillance et une gentillesse qui font que tous les ages, toutes les blessures se sentent bien au yoga. Ces cours sont comme des grandes vacances qui vous assurent que ça va aller mieux. Je n'ai jamais été aussi souple. A noter que mes douleurs ont disparu et que la concentration est revenue. je ne saurais donc trop vous recommander de pratiquer à votre rythme, tel que vous-même, mais avec assiduité, le yoga. Non, il ne s'agit pas d'une secte, juste de comprendre que se faire du bien commence aussi par le corps. Yoga matin, midi et soir, vous dis-je. Namasté

intersaison de l’été

27 Juillet 2015, 17:31pm

Publié par Association Ananda

intersaison de l’été

Quand la rate et l’Estomac sont en parfaite harmonie, le sujet est joyeux, il chante.

Yves Réquéna

C'est entre la fin de l’été et le début de l’automne, soit du 22 juillet au 8 aout, une période propice aux ré-équilibrages énergétiques en MTC sur les méridiens Rate et Estomac. Cette saison intermédiaire est gouvernée par l'élément Terre, considéré comme le pivot central pour les autres éléments.

C’est donc le moment de se relier fermement à la Terre.

On pourra pratiquer un exercice de visualisation qui favorise l’enracinement :

Pieds à plat sur le sol, on imagine que des racines partent de la plante des pieds pour s’enfoncer loin dans la Terre. Ainsi on garde « les pieds sur Terre ».

Les organes associés à l’élément de terre sont l’estomac et la rate. Il convient de noter que l’estomac et la rate dans la médecine chinoise ne sont pas les mêmes que l’estomac et la rate dans notre médecine occidentale. Ce sont des correspondances énergétiques.

La Rate-Pancréas et l’Estomac sont situés au centre de l’homme, au niveau du plexus solaire, haut lieu de réception de tous nos chocs émotionnels, de nos interactions avec le monde extérieur.

L’expression psychique liée à la rate est la réflexion, l'inquiétude, la sympathie.

Prendre soin des autres et aussi de nous-mêmes, sans s'oublier pour autrui. Réfléchir sans faire tourner les pensées en inquiétude sont possibles si l’environnement et le corps sont en équilibre.

Par la pensée et la réflexion grâce à l’énergie de la rate, on tempère les émotions (colère, joie excessive, tristesse, peur). Cette énergie permet de prendre de la distance et d’améliorer notre discernement.

Se faire trop de soucis, trop ruminer sans trouver de solution, déséquilibre l’énergie de la rate et provoque une grande fatigue.

intersaison de l’été

Dans la médecine chinoise l’estomac est en charge de la pourriture et la maturation. La Rate gouverne le transport et la transformation, la montée du "pur" et la production et le contrôle du sang.

La Rate est en rapport avec le cycle hormonal féminin, les chairs, la bouche, la salive, le sens du toucher.

L'énergie de la Rate est signe de stabilité, d'enracinement. Il s'agit d'une énergie équilibrante qui gouverne la réflexion, la décision, la spontanéité. Elle nous permet de résister à la fatigue, de nous centrer, de nous équilibrer.

Sa saveur est douce et harmonisante, sucrée comme le sucre lent complet comme le riz complet ou gluant, les céréales comme l'avoine, le millet... Les légumes à saveur douce et de couleur jaune orangé comme les carottes, panais, potirons, patates douces, topinambours...

Éviter de consommer des aliments crus et de boire de l'eau froide pendant les repas. Manger également moins pendant cette intersaison.

La cuisson est à l'étouffée ou en vapeur douce.

La règle d'or pour toute l'alimentation des saisons est de manger ce qui pousse dans le pays dans la saison donnée.

La couleur associée à la terre est le jaune, car il représente la couleur du moment de la récolte.

intersaison de l’été

En conclusion, pendant les jours qui viennent et pour préparer l’entrée dans l'automne.

- prendre soin de son corps par des exercices adaptés. Par exemple faire les étirements des méridiens de la rate et de l’estomac ou « Séparer le Ciel et la Terre » en Qi gong

- garder « les pieds sur Terre » sans partir dans des cogitations sans fin et stériles, s'enraciner

- éviter de trop s’inquiéter

- se faire faire ou faire un massage qui allie à la fois bien-être et santé.

- manger des aliments sains qui poussent en Guadeloupe dans nos jardins

sources : les perles du bien être, audrey besson.

intention

26 Juillet 2015, 03:50am

Publié par Association Ananda

intention

Ce que vous faites n'a aucune importance, ce qui compte est la manière de le faire, votre attitude intérieure.

Jean Klein.

la longueur du souffle

23 Juillet 2015, 11:26am

Publié par Association Ananda

la longueur du souffle

A chacune de nos activités correspond un type de respiration qui lui est propre. II n'est pas nécessaire d'être yogi pour savoir qu'en courant, nous respirons autrement qu'assis dans un fauteuil, que notre rythme respiratoire de veille diffère de celui qui s'établit pendant le sommeil!

Toutefois les yogis ont observé cela de plus prés et ils ont discerné des corrélations subtiles entre le souffle et toutes les activités humaines, non seulement physiques mais aussi intellectuelles et émotives, ce terme étant pris au sens le plus large. L'homme en colère respire autrement que l'anxieux; la respiration de l'homme heureux et épanoui est très différente de celle du névrosé.

Pour les yogis, il suffit d'observer attentivement comment une personne respire pour connaitre son état physique et psychique.

la longueur du souffle

Les Rishis de l'Inde ancienne ont étudié les modalités du souffle: longueur, rythme, durée, amplitude, centre de gravité, etc. C'est la longueur du souffle qui va nous intéresser maintenant.

Comment se mesure-I-elle? La méthode la plus simple consiste à humecter la paume et à la placer, tournée vers le haut, sous les narines. Pendant l'expiration, vous percevrez le courant d'air projeté sur la paume et l'évaporation de l'humidité produira une sensation de fraicheur. Éloignez lentement la paume jusqu’à ce que vous ne sentiez plus le courant d'air. En mesurant la distance à laquelle la paume se trouve de vos narines, vous obtenez la longueur approximative de votre souffle. Une plus grande précision s'obtient à l'aide d'un flocon de coton suspendu, " un fil de soie, tenu devant les narines et éloigné progressivement jusqu'à ce qu'il reste immobile".

Les yogis ont mesuré ainsi les "longueurs" moyennes du souffle, exprimées en "doigts"*, pour les activités humaines les plus variées, allant de la course à pied au samadhi.

Dans la Gheranda Samhita, un des traités classiques du yoga, le Rishi Gherand dit (versets 84-96) : "Le corps mesure 96 doigts (1 m 80 environ). Le courant d'air émis normalement à l'expiration est de 12 doigts (soit une vingtaine de centimètres); si l'on chante, sa longueur passe à 16 doigts; si l'on marche, elle a 24 doigts; pendant le sommeil, 30 doigts; pendant l'acte sexuel, 36; pendant l'exercice physique intense, plus encore. En raccourcissant progressivement la longueur naturelle du courant d'air expiré, on augmente la vitalité, tandis que l'allongement du souffle réduit la vitalité.

En outre, les Rishis ont observe que plus le mental est absorbé, concentré, plus le souffle est court; dans l'état de samadhi, il devient imperceptible.

Pour parvenir à l'état de concentration maximum, le yoga nous recommande de devenir conscient du souffle et de réduire progressivement sa longueur.

la longueur du souffle

En pratique, asseyez-vous dans votre pose favorite, la colonne vertébrale droite et verticale, la tête en équilibre. Relaxez-vous et immobilisez-vous comme une statue. Prenez conscience du souffle ; seconde par seconde, sans distraction, suivez son entrée et son expulsion. Pendant l'inspiration - qui doit être complète et profonde - , sentez l'air pénétrer dans les narines, dans le larynx nasal, dans la gorge, vers les bronches, le plus loin que vous pourrez. A l'expiration, freinez le courant d'air qui sort des narines, raccourcissez la longueur du souffle. La respiration doit devenir de plus en plus silencieuse et douce, de plus en plus lente, tout en restant profonde. Qu'aucune saccade ne heurte ni l'expiration, ni l’inspiration. C'est dans ces conditions que les échanges gazeux et prâniques s'effectuent dans les meilleures conditions.

La concentration est l’élément essentiel : ne laissez pas vas soucis vous distraire!

Vous objecterez avec raison que c'est difficile.

Ayez recours à la répétition d'un mantra. Pour l'Occidental, je recommande le prànava, c'est-a-dire 13 répétitions mentales, silencieuses du OM. Vous pouvez d'abord l'émettre cinq fois d'une façon audible, en faisant vibrer le "0 ... " dans le thorax et la gorge (la moitié du temps de l'expiration) et le "m ... " dans le crâne, en decrescendo jusqu'à ce qu'il se subtilise" c'est-a-dire qu'il soit répété mentalement.

Le "OM" mental a des effets psychiques et prâniques plus intenses que le "OM" émis à haute voix.

Poursuivez ainsi pendant quelque temps le raccourcissement du souffle. Parfaitement concentre, laissez votre mental s'absorber de plus en plus dans la prononciation mentale du "OM" ; laissez le souffle, le "OM" et le mental se confondre, se mêler, s'unifier.

Ne placez aucun temps d'arrêt notable entre I'inspir et l'expir, sauf peut-être une légère césure d'une seconde environ. Si vous prolongez l'exercice, une somnolence peut se manifester.

Vous pourriez vous assoupir, ce qui constitue un "incident technique" sans conséquence mais à éviter. Un des buts de l'exercice est de provoquer un affleurement contrôlé de l’inconscient. En fait, il faut passer à un état de sommeil apparent, mais insensiblement, sans solution de continuité dans la conscience.

Parfois apparaissent alors des couleurs, des tourbillons de lumière.

Que cela ne vous surprenne ni ne vous inquiète : ces phosphènes résultent de l'activité de l'inconscient. II ne faut ni les rechercher, ni les refuser, mais rester neutre à leur égard. Ces manifestations sont assez rares, mais il faut les signaler afin que les personnes chez qui ces phénomènes se produiraient ne s'en inquiètent pas.

A poumons vides, stoppez calmement le souffle et dirigez votre attention concentrée vers la base de la colonne vertébrale, vers le sacrum. Pendant la rétention, il vous sera assez facile de focaliser votre conscience sur cette zone. Vous pourrez y percevoir des vibrations.

Quoiqu'il en soit, imaginez que vous dirigez vers cet endroit un courant de prâna, que vous concrétisez en l'imaginant sous forme de lumière et de chaleur. Effectivement, après quelque temps de pratique, vous éprouverez nettement une sensation de chaleur dans cette région, voire un picotement. Si aucune sensation particulière n'est perçue, cela ne signifie pas que l'exercice soit sans effet : ceux-ci se produisent infailliblement. Continuez votre pratique avec persévérance !

Pendant I' inspiration, faites remonter votre conscience le long de la colonne vertébrale; représentez-vous que cette chaleur se déplace de bas en haut dans l'épine dorsale. Ainsi vous guiderez le prâna - qui obéit au mental, ainsi que nous l'avons vu précédemment - le long de votre colonne vertébrale.

Sauf en cas de force majeure, n'interrompez pas brusquement l'exercice. Pratiquez, si possible, dans un endroit retiré où vous ne risquez pas d'être dérangé.

Le retour à l'état de conscience de veille normale s'effectue en parcourant le cycle en sens inverse, c'est-a-dire en repassant par la prononciation intérieure du "O ... m ... ", puis par son émission à haute voix, enfin par l'allongement progressif du souffle.

la longueur du souffle

Cet exercice est très efficace et sans danger, les rétentions de souffle à poumons vides ne présentant pas de risque. Ses effets sur le psychisme sont profonds. L'absorption du mental conscient met l'intellect en veilleuse, et parallèlement l'intuition se développe.

Une pratique régulière de cinq minutes chaque jour, de préférence au lever et au coucher du soleil, apaisera le mental et une sérénité nouvelle illuminera votre journée ; en outre, d'importants effets prâniques se feront sentir. Le prâna libère la base de la colonne vertébrale et guide le long de celle-ci vitalise les centres nerveux vitaux et les dynamise d'une façon permanente, sans choc en retour.

"Ne pas confondre avec le pouce anglais. Le "doigt" correspond à plus au moins 2 cm.

Pranayama, la dynamique du souffle - André Van Lysbeth

âme

23 Juillet 2015, 10:08am

Publié par Association Ananda

âme

Retombé au sol
Le cerf-volant
A égaré son âme.

Haïku de Kukoba Kuhonta
1881-1926

âme

pensées

21 Juillet 2015, 16:14pm

Publié par Association Ananda

pensées

En réalité, ce que nous devons lâcher est juste devant nous, là où l’esprit fabrique des pensées, leur colle des mots et leur donne du sens, de telle sorte qu’il oublie qu’il ne s’agit que de phénomènes naturels dont la caractéristique est d’apparaître et de disparaître, purement et simplement...

Upasika K

la forêt et ses arbres

6 Juillet 2015, 05:05am

Publié par Association Ananda

la forêt et ses arbres

Tous les maitres disent que le trésor spirituel est une découverte solitaire. Alors pourquoi sommes nous ensemble?

Vous êtes ensemble parce qu'une forêt est toujours plus forte qu'un arbre isolé, répondit le maitre. Une forêt retient l'humidité, résiste mieux aux tempêtes et aide le sol à devenir fertile.

Mais c'est la racine qui donne la force à l'arbre. Et les racines d'une plante ne peuvent aider une autre plante à pousser.

Être ensemble avec le même but et laisser les autres s'épanouir à leur façon : telle est la voie de ceux qui veulent communier avec Dieu.

Paulo Coelho

la forêt et ses arbres