ananda
vivre l'instant yoga en Guadeloupe
vacillement et stabilité
La nature du mental humain, c'est de vaciller.
Comme le pendule d'une horloge, le mental bouge toujours d'une chose à une autre.
Le mouvement est constant.
Le mental est toujours en état de flux ; à un moment il aimera quelque chose, et ne l'aimera plus au moment suivant.
Le pendule du mental bouge parfois vers la colère, et ensuite il bouge vers le désir. Il ne peut pas s'arrêter. Il ne peut pas être tranquille.
A cause du mouvement constant du mental, la base sous-jacente de l'existence, stable et immobile, qui est la vraie nature de toute chose, ne peut être perçue.
Amma
Kâma
L'Ashoka se rattache au culte du dieu Kâma, le dieu de l'amour et, d'après la légende ses fleurs s'épanouiront lorsqu'une jeune fille touchera ses racines du bout de son pied.
Kâma deva (कामदेव) est la divinité hindoue du désir et plus particulièrement du désir amoureux.
Kâma est le dieu de l’amour et tire des flèches.
Il est représenté possédant un arc,
dont la tige est une canne à sucre,
dont la corde est une chaîne d’abeilles bourdonnantes
dont la flèche est faite de cinq fleurs odorantes :
un lotus bleu, un jasmin, une fleur de manguier, un champaka et un shirîsha,
et qui représentent les cinq sens.
Il est entouré d'oiseaux, de jeunes nymphes et de musiciens.
Ainsi, tout en lui évoque le printemps, saison des amours.
Son vâhana ou véhicule est un perroquet.
Sa femme est Rati (passion) et son frère est Krodha, la colère, son fils Aniruddha, Sans-rival, et sa fille Thrishnâ, la soif.
Son ami Vasanta, dieu du printemps, l’aide à choisir la trajectoire de ses flèches.
Faites-donc attention à lui, car il est agréable à regarder et il sent bon.
Les Mythes
Kâma, dieu de l’amour et du désir sexuel, a déjà des racines dans le Veda en tant que force de désir cosmique. Mais le concept de son rôle a subi un glissement considérable qui en fait une divinité très proche des hommes. Comme le Eros grec, il utilise un arc et des flèches pour répandre l'amour. Mentionné dans le Rig-Veda comme un dieu très puissant, il symbolise le "moteur" qui pousse les hommes à la perpétuation de leur espèce. Par la suite il régente le samsâra.
Première manifestation de l'être dans le Rig Veda (X, 129), on le dit "né de Lui-même" (Swayambhu), ou né de nul autre (ananyaja). Il est devenu dans les Purânas le dieu de l'amour sensuel, le Manmatha, le « tourmenteur » des âmes.
D'après les Brâhmanes, il est à la source de la création de l'univers, car il aurait instillé à Brahmâ le désir de ne pas être seul. Dans le Taittiriya Brahmana, on précise qu’il est fils de Dharma (la Loi Cosmique) et de Shraddha (la Foi).
Lorsque Kâma expédia son dard d’amour dans le cœur de Brahmâ, celui-ci fut si submergé de désir qu’il remua violemment les paisibles eaux cosmiques, mettant ainsi en branle le cycle de la vie.
Tantôt fils de Lakshmi et de Vishnu, tantôt sorti du cœur de Brahmâ, le créateur, il fût créé par les dieux afin d'obliger Shiva à sortir de son ascèse pour épouser Pârvatî.
Le Ramayana raconte comment les dieux, tourmentés par le démon Târakâ, firent appel au dieu de l'amour. Brahmâ avait déclaré que seul un être né de l'unique semence de Shiva pourrait vaincre Târakâ.
Kâma se rendit donc en compagnie de Vasanta, dieu du Printemps et de son épouse, sur le mont Kailāsa (Kailash). Il voulut décocher une flèche vers le maître de l'ascèse pour éveiller son attention. Mais Shiva, furieux d'être dérangé dans ses méditations, ouvrit son troisième oeil et réduisit Kâma en cendres. Désormais dieu sans corps, il fut appelé Ananga. Par pitié pour sa veuve, Ratî, Shiva lui permit de renaître en Pradyumna, le fils de Krisna. Grâce aux pratiques d'ascèse de Parvati, la semence de Shiva put être recueillie. Ainsi naquit Kumâra qui vainquit Târakâ.
Puissance du désir qui dévore les hommes, l'Atharva-Veda l'identifie à Agni le dieu du feu sacrificiel car le désir est aussi brûlant et dévorant que le feu.
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Jeté à la mer, étant enfant, par un démon jaloux, il fut avalé par un monstre marin (makara); c'est pour cela qu'il porte un makara, son symbole, comme emblème sur sa bannière rouge, son étendard.
Il chevauche un perroquet à travers les trois mondes. En décochant ses flèches faites de cinq fleurs alignées, il éveille les cinq sens, il charme et ensorcelle l’esprit avec des visions de beauté.
Mais l’on n’accorde pas de culte à Kâma. On l’identifie avec le principe du désir qui prend l’âme au piège du samsara.
Le dieu de l'amour est mis à l'honneur pendant Holi, c'est pourquoi la fête du printemps est une période favorable pour les mariages.
Kâma est vénéré par les yogis, car lui seul peut libérer leur esprit du désir et ainsi s'élever vers la connaissance spirituelle.
Kâma apporte la jouissance que peuvent se donner des personnes au moyen des cinq sens, de l'esprit et de l'âme.
Le Kâmasutra est le plus ancien texte sanscrit sur l'amour. Recueil indien écrit entre le IVe siècle et le VIIe siècle, attribué à Vâtsyâyana, c'est un traité classique de l'hindouisme qui appartient à la catégorie des ouvrages qui traitent du deuxième stade de la vie, Kama, c'est à dire le stade de l'amour.
Kâma excite l’artiste, inspire le poète. Il est le patron des Arts. Kâma aveugle les amoureux. Il conduit l’abeille à la fleur, l’homme à la femme, catalysant ainsi la création d’une nouvelle vie.
Mythe d'origine tamoule sur le dieu Kâma (VIe siècle)
Madhou, l'amour le plus intense de Kâmadêva
« L'objet du plus grand des amours du dieu du Désir, Kâma, fut Madhou – fille du très puissant ascète Krishnadâç – dont le regard de jais était si beau et si profond qu'il pétrifiait d'admiration ceux qui la croisaient. Cet amour divin, fruit des mystères de l'existence, naquit de l'histoire qui va suivre.
Un jour, Kâma décida par malice d'envoyer ses cinq redoutables flèches – dont les pointes sont des fleurs – sur le yogi Krishnadâç, afin qu'il tombe follement amoureux de la première femme qu'il rencontrerait, et soit ainsi obligé d'abandonner son ascèse, retardant par la même occasion sa Délivrance, car Kâma lui reprochait de dénigrer trop souvent le Désir.
Mais lorsque ses flèches arrivèrent à toute allure sur le vieil ermite, qui était alors en train de méditer, elles n'eurent le temps que d'effleurer, légèrement, le corps de Krishnadâç, pour rebondir comme par enchantement vers l'infini du ciel.
Indemne du châtiment du dieu Kâma, Krishnadâç fut néanmoins perturbé dans son exercice yogique et dut l'abandonner ; il se mit debout, à scruter les alentours.
Il aperçut au loin les cinq flèches caractéristiques de l'Amour, fuyant, comme effrayées, vers l'horizon. Krishnadâç comprit qu'il s'agissait de Kâma et que sa tentative de le plonger dans la passion avait échoué.
Mais, l'ascète, loin d'y voir matière à reproche, y vit plutôt l'occasion de trouver à sa fille Madhou un mari digne d'elle. Sa fille était en âge de se marier, mais jusqu'à présent tous les hommes qui voulaient l'épouser ne possédaient qu'un amour bien superficiel pour elle : aucun d'eux ne perdraient le sommeil si Madhou disparaissait à jamais de leur vie ; aucun d'eux ne se tordrait de douleur, ni ne ferait montre de rancœur et de tristesse, si Madhou les repoussait ; aucun d'eux ne rêverait d'elle des années après ne plus l'avoir vue ; aucun d'eux, écrasé par la souffrance, n'irait prier Kâma pour qu'il fasse naître le désir en elle si Madhou était indifférente à leur amour ; car aucun d'eux ne l'aimait sans que cela ne devienne vital pour lui ; Madhou, ou une autre aussi jolie jeune fille, cela leur était toujours plaisant.
Le brillant Krishnadâç voulait que celui qui serait l'époux de sa fille ne voie en elle que celle qu'il faut aimer, – l'incarnation de l'inimitable.
Alors, l'ascète réunit ses pouvoirs spirituels et, se concentrant sur les flèches du Désir voguant dans les airs, les dirigea invisiblement vers Kâma en personne ; à l'instant, le dieu de l'Amour, qui était caché dans la clairière d'une forêt, observant, comme des proies probables, des jeunes filles lavant le linge dans la rivière, reçut ses cinq flèches en plein cœur ; à l'instant, le regard de Madhou, qui était parmi le groupe des jeunes filles, leva les yeux vers un bosquet proche, et son regard croisa par hasard celui du dieu Kâma, qui en tomba éperdument amoureux, immédiatement. Mais aussitôt, voyant dans les yeux de ce dieu naître un feu intense et ravageur, Madhou prit peur et retourna en courant chez elle, dans sa maison, auprès de sa mère. Les jours passèrent sans que Madhou, craintive, ne sorte de chez elle. Kâma, lui, n'osant l'approcher, se consumait intérieurement, à un tel point que ses seules pensées étaient dédiées à cette inconnue. Le jour où Madhou se promena de nouveau à l'extérieur, Kâma se mit à la suivre discrètement. Madhou allait respirer l'air rafraichissant de la nature vierge. Une fois dans la forêt, Kâma, tremblant, ivre du délire amoureux comme jamais aucun être ne l'avait été auparavant, ni ne le sera jamais, essaya de prononcer quelques paroles à Madhou, mais face au merveilleux spectacle de la chevelure ample et bouclée de la fille de Krishnadâç, ses paroles devinrent, par l'émotion, inarticulées. Croyant entendre un démon, Madhou repoussa avec horreur Kâma qui essaya de la retenir par la main, mais, par peur de lui faire mal, du bout des doigts. Ainsi, elle s'échappa. Madhou fuit, dans la confusion, plus rapide qu'un souffle léger, et ne s'arrêta pas aux accents du dieu qui la rappelait : " Ô belle inconnue, douceur irrésistible, je t'en supplie, reste ! Je ne te poursuis pas en ennemi, je t'en supplie, reste ! C'est l'amour qui me lance à ta poursuite, malheureux que je suis ! " Kâma cessa sa course, fourbu par la douleur, et perdit de vue Madhou. Madhou retrouva son père Krishnadâç, assis sous un banian, et l'implora, épuisée : " Secourez-moi, mon père, si vous avez un pouvoir divin, faites-moi perdre, en la transformant, cette apparence qui m'a valu de trop plaire au dieu Kâma, ce dieu si puissant et que pourtant je ne désire pas ! et que je vais haïr s'il ne cesse pas de me poursuivre ! s'il ne cesse pas de m'aimer ! " Saisissant son erreur, Krishnadâç comprit que sa ruse était en train de tourner au cauchemar : sa fille, Kâma, et le cosmos entier risquaient de s'anéantir. Non sans une peine immense, presque aussi intense que celle de Kâma au même moment, il décida de métamorphoser sa fille en un arbre, l'ashoka. Et une pesante torpeur envahit les membres de Madhou, – sa tendre poitrine s'enveloppa d'une mince écorce, ses cheveux soyeux s'allongèrent en feuillage, ses bras en rameaux, ses pieds, tout à l'heure si rapides, sont retenus au sol par d'inertes racines ; son visage, à la cime, disparaît dans la frondaison. Seul subsiste en elle l'éclat de son charme. Le dieu Kâma arriva, et, toujours guidé par son amour tout-puissant, reconnut Madhou : telle qu'elle était, Kâma l'aimait encore, et sa main posée sur le tronc sentit le cœur battre sous la neuve écorce. Entourant de ses bras, comme des membres, les branches, il couvrit de baisers le bois ; mais le bois se dérobait à ses baisers. Ému, Krishnadâç vit bien en Kâma l'amant parfait pour sa fille, et lui dit, comme pour le consoler : " Ô Kâmadêva, puisque Madhou ne peut être ton épouse, elle sera du moins, ton arbre. " À ces propos, Kâma se remémora qui il était : le dieu de l'Amour. Son Désir pour Madhou l'avait à un tel point envahi qu'il avait oublié qui il était réellement, quels étaient ses pouvoirs véritables. Sans attendre, reculant de plusieurs pas, retrouvant son sourire franc, surpris par lui-même, – de ne pas y avoir pensé plus tôt, Kâma décocha ses cinq flèches, avec pour cible Madhou devenue l'ashoka. L'arbre, face au dieu de l'Amour, en tomba amoureux, et d'une passion immense ; tellement immense que par magie, Madhou l'ashoka, trop pressée d'avancer, de se réunir, de venir au plus près de Kâma, pour pouvoir le toucher, le sentir, l'embrasser, le vénérer, le nourrir, le protéger, se dématérialisa de sa forme pour devenir un formidable essaim d'abeilles. Et Kâma apparut aux yeux du monde heureux comme jamais, entouré de ce halo parfumé chantant de ses ailes des louanges au plus beau des dieux, au dieu du Désir, Kâma.
Le Bouddhisme le nomme Mara, le démon, l’ennemi de tous les êtres illuminés : c'est ainsi que dans une fresque d'Ajantâ qui représente la « Tentation » du Bouddha, on aperçoit Mara, jeune et beau, l'arc à la main, justement sous les traits que nous venons d'attribuer à Kâma, Le Kâma-dhâtou ou monde des désirs, l'un des trois mondes des bouddhistes, est le monde inférieur sur lequel règne Mâra. (A. Fouché).
L'ashoka (en sanskrit : « sans chagrin ») est considéré comme sacré partout en Inde et au Sri Lanka. En effet, selon la tradition, c'est sous cet arbre que naquit le Bouddha, à Lumbini. Le seigneur Mahavira renonça au monde sous un ashoka à Vaishali. Pour les hindouïstes il est l'attribut de Kama Deva, le Dieu de l'Amour. Le Ramayana en fait mention dans l'Ashoka Vatika (jardin des ashokas), où Hanuman rencontre pour la première fois Sitâ.
L'arbre ashoka (Saraca indica) est un arbre tropical de forme pyramidale, à feuillage dense, pouvant atteindre une hauteur d'environ 10 mètres. Ses feuilles sont pennées avec des folioles d'un vert brillant à bords ondulés, longues et étroites d'environ 20 cm de long. Les fleurs orange, très odorantes, possèdent de longues étamines rouge foncé. Elles sont groupées en grappes arrondies.
On le trouve au pied des contreforts centraux et orientaux de l'Himalaya, dans presque toutes les plaines de l'Inde du nord, et sur la côte occidentale, dans la région de Bombay. Il fleurit en avril et mai. Il est souvent confondu avec le faux ashoka (Polyalthia longifolia) ou arbre mât, également très commun en Inde.
L'ashoka est orthographié "açoka" par certains poètes du mouvement parnassien français tels que Leconte de Lisle (Le Colibri) ou par Arthur Rimbaud dans un poème raillant les parnassiens (Ce qu'on dit au poète à propos des fleurs).
Le colibri
Le vert colibri, le roi des collines,
Voyant la rosée et le soleil clair
Luire dans son nid tissé d'herbes fines,
Comme un frais rayon s'échappe dans l'air.
Il se hâte et vole aux sources voisines
Où les bambous font le bruit de la mer,
Où l'açoka rouge, aux odeurs divines,
S'ouvre et porte au coeur un humide éclair.
Vers la fleur dorée il descend, se pose,
Et boit tant d'amour dans la coupe rose,
Qu'il meurt, ne sachant s'il l'a pu tarir.
Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
Telle aussi mon âme eût voulu mourir
Du premier baiser qui l'a parfumée !
Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894)
Le faux ashoka (Polyalthia longifolia) est un arbre tropical commun en Inde et au Sri Lanka. Il peut atteindre 15 m de haut voire plus. On l'utilise dans l'ornementation des rues en raison de son efficacité dans la lutte contre la pollution sonore. Il est aussi fréquemment planté près des temples hindous. Sa forme est pyramidale et symétrique ou en colonne élégante, d'où son autre nom d'« arbre-mât ». Ses branches pendantes et ses feuilles lancéolées à bords ondulés rappellent celles de l'ashoka, avec lequel il peut être confondu.
Il héberge perruches vertes et écureuils.
L'un d'entre eux grandit dans notre espace Ananda.
gayatri mantra
Nous contemplons la glorieuse Lumière illuminant les trois mondes:
le matériel, le mental et le spirituel
Je suis cette puissance vivifiante,l'amour,la lumière éclatante,
et la grâce divine de l'intelligence universelle.
Nous prions pour que la lumière divine éclaire nos esprits.
Om Bhur bhuvah svahah Tat savitur varenyam Bhargo Devasya dheemahi Dheeyo yonah prachodayaat
été, musique, père, yoga
On célébrera aujourd'hui partout dans le monde, la Journée Internationale du yoga. Décidée par l’ONU en Décembre 2014, ceci fait suite à une initiative du Premier Ministre indien Narendra Modi qui a ainsi nommé un ministre du yoga dans son pays.
Selon le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon :
« Le yoga peut rapprocher les communautés de manière à engendrer le respect. Le yoga peut aussi apporter la paix et promouvoir la résilience contre les maux du manque de communication ».
Très belle journée à tous !
vrikshasana
les enfants ne montent plus aux arbres
de Matthieu Ricard
Lors d’une promenade dans la campagne française, un ami me disait : « Autrefois, à la saison des cerises, nous étions tous dans les arbres à nous régaler. Maintenant, les cerises restent sur les branches. Les enfants d’aujourd’hui ne grimpent plus aux arbres. Ils sont généralement devant leurs ordinateurs. »
Plusieurs études ont montré que les enfants jouent dix fois moins ensemble, dans les lieux publics, la rue notamment, qu’il y a trente ans.(1) Le contact avec la nature se limite souvent à une image de fond d’écran d’ordinateur et les jeux sont de plus en plus solitaires, virtuellement violents, dénués de beauté, d’émerveillement, d’esprit de camaraderie et de satisfactions simples. Entre 1997 et 2003, le pourcentage des enfants de 9 à 12 ans qui passaient du temps dehors à jouer ensemble, à faire des randonnées ou du jardinage a chuté de moitié.(2)
Dans son livre Le dernier enfant dans la forêt (Last Child in the Woods), Richard Louv, journaliste et écrivain américain, écrit que nous élevons une génération d’enfants qui souffrent de « trouble du déficit de la nature », du fait qu’ils n’ont pratiquement plus aucun contact ni interaction avec un milieu naturel. Louv cite cette remarque d’un jeune élève : « Je préfère jouer à la maison parce que c’est là qu’il y a tous les appareils électriques.»(3) Des recherches suggèrent qu’une intensification du contact expérientiel avec la nature a un impact important sur le développement cognitif de l’enfant.
Le sociologue Stephen Kellert quant à lui suggère que l’esprit de l’enfant se développe en observant continuellement des phénomènes naturels et en tentant de comprendre comment ils influencent le monde où il grandit. Qu’est-ce que c’est, les ombres ? D’où vient le vent ? : « Peu de domaines de la vie donnent aux jeunes autant d’occasions de pensée critique, d’investigation créatrice, de résolution de problèmes et de développement intellectuel que le monde naturel, » conclut Keller.(4) D’autres travaux sur des enfants atteints de troubles de l’attention ont montré que plus ils participent à des activités extérieures dans des espaces verts, ou même voient de la verdure par la fenêtre, mieux ils arrivent à se concentrer.(5)
(1) Rivkin, M. S. (1995). The great outdoors: Restoring children’s right to play outside. ERIC; Karsten, L. (2005). It all used to be better? Different generations on continuity and change in urban children’s daily use of space. Children’s Geographies, 3(3), 275–290.
(2) D. St. George, « Getting Lost in the Great Outdoors », Washington Post, 19 Juin 2007. Cité par Rifkin, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Editions Les liens qui libèrent, p. 352.
(3) Louv, R. (2008). Last child in the woods: Saving our children from nature-deficit disorder. Algonquin Books, p 10. Cité par Rifkin, J. (2012), op. cit., p. 353.
(4) Kellert S. R., « The biological basis for human values of nature », in Kellert, S. R., & Wilson, E. O. (1995). The biophilia hypothesis. Island Press.
(5) Taylor Kuo 2002, Views of nature and Self-discipline
kolam
L'ART INDIEN - DES TRACÉS ÉPHÉMÈRES POUR EXPRIMER VOTRE CRÉATIVITÉ
Avec la terre comme lieu d’expression, la main pour seul instrument et des poudres colorées, les kolam tamouls reposent sur un double langage ; celui du silence et de l’humilité et celui de l’écriture symbolique, véritable porte qui ouvre sur le monde de l’imaginaire. Prières pour les yeux, les peintures éphémères nous entraînent au cœur de la tradition indienne et de ses valeurs spirituelles.
En Inde, ce sont les femmes de toutes communautés et croyances confondues qui peignent le sol. Juste avant le lever du soleil, sur les chemins de terre d’un village ou sur les trottoirs d’une cité soigneusement balayés, des mains féminines en quête d’éternité créent du bout des doigts des peintures éphémères appelées kolam. (Chantal Hamel dans "voyage dans l'inde graphique, Kolam images éphémères des femmes tamoules")
Fidèles à une tradition transmise des femmes aux femmes, les femmes dessinent, chaque matin, sur le seuil de leur maison, avec de la farine de riz ou de la poudre colorée qu'elle laissent couler de leur main, des figures appelées kolam au Tamil Nadu, kalam au Kérala, alpona au Bengale, rangoli au Maharashtra, osa en Orissa, sonaraka en Uttar Pradesh, muggulu en Andra Pradesh, mandana au Rajasthan…
Quand vous passez dans les rues ou sur les routes , vous verrez des kôlams devant chaque maison, chaque commerce, de la plus humble à la plus prestigieuse.
Cet habitude ou plutôt cette tradition remonte à bien trop longtemps pour en connaître l'origine. Ce que l'on peut constater, c'est qu'elle donne à la femme l'occasion d'exercer ses talents d'artiste, de développer son sens esthétique, son sens de la symétrie et de la géométrie en général et son intuition, son logique et son sens mathématique.
Le sens symbolique de cette activité très matinale réside dans le rôle de la femme au sein d'une famille.
Elle permet à la femme de se lever tôt avant les allées et venues des uns et des autres , au calme, pour être concentrée. C'est le seul moment de la journée où elle s'adonne à un loisir créatif. Lorsque la femme est confuse au sujet d'un problème, on lui conseille de réaliser des "sikkou kôlams" pour y voir clair : ces arabesques sont de véritables prouesses artistiques et nécessitent une vision d'ensemble : savoir où commencer, où passer et enfin où finir. Véritable casse tête pour les non initiés, vrais challenges pour les habituées.
Que signifie le mot Kolam ?
C'est ainsi que l'on nomme cet art populaire en langue tamoule (État du Tamil Nadu), en Inde du Sud. Des millions de femmes s'adonnent à ce rituel matinal.
C'est l'exécution d'une figure, d'un tracé, à la poudre blanche (farine de riz, poudre de quartz, marbre, chaux, craie, mica).
Quels en sont les principes ?
Il s'agit de poser cette figure, selon des points et des lignes, sur le sol, suivant un savoir ancestral et populaire.
C'est un rituel à réaliser quotidiennement au lever du soleil : cadeau au jour naissant, aux premiers rayons de soleil, c'est une sorte d'offrande.
Quel en est le but ?
Symboliser la beauté et le temps qui passe, travailler la symétrie pour une meilleure perception de l'équité dans le monde, permettre aux femmes de développer leur sens artistique et décorer l'entrée de la maison pour accueillir chaleureusement les visiteurs, l'énergie du jour naissant, du soleil.
Ce motif éphémère, tracé sur le seuil de la maison, apporte chance et bonheur à toute la maisonnée.
On marche dessus en rentrant dans la maison.
Il est tracé dans l'instant éphémère du présent.
Chaque kolam est unique : répondant à un certain nombre de règles, dans sa réalisation. Il est un exemple du multiple : par l'ornementation que chacun y met, selon son inspiration.
« L'Un dans le Multiple » - Expérience de la globalité : le principe de "l'Un" dans un socle commun que chacun exprime par le "Multiple".
L'être humain est, par son existence, expression du multiple.
L'art du tracé au sol, appelé Kolam
Les kolams sont exécutés avant l'aube, avec le lever du soleil, au petit matin. Le lieu qui reçoit le dessin est d'abord balayé et aspergé d'eau. Aucune précaution n'est prise pour préserver l'œuvre. Les kolams sont vite balayés par le vent , piétinés et effacés par les passants, symbolisant ainsi l'éphémère de la vie et de l'art. Ils soulignent les philosophies qui mis l'accent sur la manifestation cyclique de l'univers qui apparaît et disparaît comme les kolams s'évanouissent le soir venu, pour renaître le jour suivant redynamisé. Plus particulièrement au Tamil Nadu, les kolams sont à l'honneur pendant tout le mois de Margali. Ce mois, qui court de la mi-décembre à la mi-janvier, caractérisait un temps particulièrement hostile. Il précède les festivités du Pongal (première fête de l'année, fête dite des moissons). On organise même des concours de kôlams.
L'art du kolam se transmet oralement de mère en fille. Elles prennent un mélange de poudre de riz séché et pilé, de poudres de couleurs et de poussière de marbre blanc et, entre le pouce et l'index, elles laissent glisser une ligne fine et régulière qui se change en losanges imbriqués, en cercles concentriques, en pétales de fleurs étranges, en lunes et en étoiles, en œil de divinité, en chariot céleste, en serpents noués en seize, en huit ou en quatre etc.
Les kolams sont des représentations d’animaux, de fleurs ou de figures géométriques. Un art aussi surprenant, comparable en bien des points aux mandalas bouddhistes.
Après avoir réalisé son kôlam, elle jette souvent un coup d’œil sur celui de la voisine pour en dénombrer les points qui ont servi de support. Chacune s'inspire de la création de l'autre et la personnalise : d'où le champ ouvert de possibilités avec le même nombre de points et les motifs de base.
Les kolams se transmettent par voie orale et sont légués exclusivement par les mères, les tantes et les grand-mères à leurs petites filles, mais dans chaque maison on trouve un cahier où sont notés les dessins les plus difficiles. Les fillettes apprennent en regardant, puis remplissent les espaces de poudres colorées. Plus tard, sur les mêmes thèmes, elles inventeront pour les plus douées d’entre elles de nouveaux motifs qu’elles dessineront avec dextérité et rapidité.
Les kolams sont réalisés devant les habitations pour les protéger, apporter chance à la maisonnée, écarter le malheur et inviter la divinité bienveillante, Lakshmi en général, à se manifester. Marcher sur le kolam qui orne l'entrée de la maison avant d'y rentrer porte chance à toute la maisonnée.
Comme les figures de danse ou les mandalas, les kolams sont dits représenter la force vitale. Ils constituent une protection contre les puissances maléfiques : les sinuosités et entrelacs de leurs formes (certains représentent un labyrinthe), ont pour objet d'égarer les mauvais esprits.
Les grands styles de Kolam
Les Pulli (point) Kolams
On nomme pulli kolam - pulli signifiant « point » - la première gamme de kolam conçu d'après des points, préalablement dessinés sur le sol, formant l'ossature de la forme géométrique.
Les pulli kolams ont pour vocation de porter chance et bonheur à la maisonnée devant laquelle ils sont dessinés.
Le point de départ du kolam est souvent une grille de points qui sert de structure à la construction .
Beaucoup de ces figures mettent en œuvre une symétrie, radiale ou bilatérale. Cela n'est pas un hasard si, dans l'histoire de l'art, la symétrie est une règle qui permet à l'homme de reproduire la nature et de créer la beauté, l'ordre, la perfection. Les fleurs illustrent à merveille ce type de symétrie. Le plus célèbre des pulli kolams est le kolam de la fleur de lotus.
Les Cikku (sikkou-noueds) Kolams
On nomme cikku kolam, les kolams dits enchevêtrés : la deuxième grande famille des kolams en Inde du sud. Ils ont pour vocation de protéger la maisonnées du malheur en détournant les forces hostiles, alors que les pulli kolams (première grande famille de kolams) ont pour vocation de concentrer les forces propices au bonheur.
Mais, à la différence des pulli kolams (exemple le kolam de la fleur de lotus), ils sont composés de lignes qui s'entrecroisent pour former soit une composition finale qui occupe la surface d'un carré, d'un losange ou d'un rectangle (celui du serpent), soit un objet de la tradition indienne (vase, pot, trône de divinité, lampe à huile…).Les kolams sont réalisés devant les habitations pour les protéger, apporter chance à la maisonnée, écarter le malheur et inviter la divinité bienveillante, Lakshmi en général, à se manifester. Marcher sur le kolam qui orne l'entrée de la maison avant d'y rentrer porte chance à toute la maisonnée.Comme les figures de danse ou les mandalas, les kolams sont dits représenter la force vitale. Ils constituent une protection contre les puissances maléfiques : les sinuosités et entrelacs de leurs formes (certains représentent un labyrinthe), ont pour objet d'égarer les mauvais esprits.
Le Rangoli
Le Rangoli, terme hindi qui vient de raang, couleur et aavali, devenu oli rangée, s'apparente aux kôlams du sud avec la particularité d'être tracé à main levée sans support en général et avec des motifs floraux symétriques.
Le Kolam est un art qui apporte bien-être, sérénité et nous permet d'exprimer notre sens créatif.
Padma dans ses ateliers à l'espace Ananda nous initie avec douceur à cet art ouvert à tous.
Photos des œuvres de nos artistes et empruntées à Chantal Jumel
Source:
neelachandra.overblog.com
lindemagique.overbolg.com
à lire ; voyage dans l'inde graphique, Kolam images éphémères des femmes tamoules - chantal jumel
http://www.chantal-jumel-kolam-kalam.com/



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