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ananda

Svadhyaya

25 Août 2016, 22:16pm

Publié par Association Ananda

Svadhyaya

"Svadhyaya" : l'autoanalyse ou la connaissance de soi.

Toute activité qui favorise l’étude de soi, l’examen de son comportement, de ses émotions et de ses pensées relève de svadhyaya. C’est donc tout aussi bien savoir prêter attention à ce que l’on ressent et pense durant la pratique, que lire, étudier, se nourrir d’expériences rapportées par d’autres et qui trouvent un écho en nous. Mais il s’agit moins d’une quête que d’une posture intérieure ; lorsque nous sommes dans cette attention à ce qui se passe en nous, les livres ou les rencontres nourrissantes viennent à nous, plus que nous les choisissons. L’écoute de soi engendre une écoute plus largement ouverte sur l’extérieur.

Svadhyaya

Le yoga est le voyage du Soi, à travers le Soi, vers le Soi.

~ Bhagavad Gita

Svadhyaya

Notre corps nous permet de vivre, sentir, ressentir, toucher et respirer notre vie en adéquation avec nos valeurs, nos repères.

Le corps est le lien tangible entre notre Monde intérieur et notre Monde extérieur, reflétant ainsi physiquement notre conscience.

Svadhyaya

Déplacer le regard

Leslie Kaminoff aime à dire que “le yoga, ce n’est pas faire des asanas – c’est défaire ce qui bloque les asanas. Pour qu’une pratique posturale soit réellement une pratique de yoga, il faut bien comprendre que nous y remettons en question nos habitudes, en invoquant svadhyaya, c’est-à-dire la connaissance de soi.”

Il n’y a donc pas de but précis à rechercher : il faut se concentrer sur le processus d’évolution. Les bienfaits et le plus grand potentiel de changement se trouvent dans l’apprentissage sur soi, et en découvrant que des choses qui nous étaient précédemment impossibles deviennent disponibles.

Trois manières de pratiquer Svadhyaya :

  1. Créez un contexte pour la pratique posturale, avec une thématique, une intention ou une direction d’attitude. Cela ouvre un espace de contemplation et de questionnement intérieur.
  2. Se poser des questions, tant sur la dimension physique d’un asana (comment puis-je libérer cette zone de mon corps?, par exemple) que sur l’expérience intérieure (où vont mes pensées lorsque je suis immobile ?, …).
  3. Lorsqu’il s’agit d’aligner le corps dans les postures, trouver sa voie ou appliquer celle d’un enseignant – surtout choisir la version qui a le plus de sens pour vous et pour votre corps à ce moment-là.
Svadhyaya

sources :

Yoga journal - Leslie Kamiroff - Les asanas n'ont pas d'alignement.

Psychologies - Charles Bensussen - Les leçons de vie du yoga

terre

20 Août 2016, 21:16pm

Publié par Association Ananda

terre
terre

N'oubliez pas que la terre aime à sentir vos pieds nus

et que le vent aspire à jouer avec vos cheveux.

Khalil Gibran

terre

Baddha Konasana

18 Août 2016, 19:48pm

Publié par Association Ananda

Baddha Konasana
Baddha Konasana

Baddha Konasana

बद्ध कोणासन

posture du papillon ou du cordonnier

Baddha konâsana comme toutes les postures d’ouverture des hanches, est axée sur le deuxième chakra, Svadhisthana, le siège de nos désirs émotionnels et créatifs.

En pratiquant cette posture intense d’ouverture des hanches, essayez de garder un esprit calme et un cœur ouvert.

Baddha Konasana

paradis

17 Août 2016, 21:29pm

Publié par Association Ananda

paradis

Lorsque nous nous aimons les uns les autres sans attente, alors nul besoin de partir ailleurs en quête du paradis.

-Amma (Mata Amritanandamayi)

danse classique indienne

3 Août 2016, 12:08pm

Publié par Association Ananda

danse classique indienne

La danse classique indienne est indissociable de la culture du pays.
Il existe six formes de danses :

le bharata natyam, le kathak, le kathakali, le manipuri, le kuchipudi et l'odissi.
Elles sont issues des Vedas et du Natyashastra qui est le recueil sacré où est codifié l'art dramatique. L'aspect religieux, la spiritualité est donc très présent dans la danse indienne.

Il existe bien sûr beaucoup d'autres formes de danses semi-classiques. On peut citer le bhagavatha mela, le mohiniattam, le kuravanci, etc...

danse classique indienne

Le bharata natyam

Originaire de l'Inde du sud, le bharata natyam est considéré comme la plus ancienne forme de danse classique indienne. Jadis elle n'était interprétée que dans les temples par des danseuses (les devadasis) qui avait dédié leur vie à leur art et aux dieux. Aujourd'hui elle a disparu des temples et a gagné la scène.
C'est une danse de soliste dont l'apprentissage est très long et très difficile. Elle est enseignée aux jeunes filles, et parfois aux jeunes garçons, par des gourous (les nattuvanars).

La chorégraphie est composée de six tableaux dont l'ordre a été établi par la tradition. La danseuse utilise tout son corps mais aussi son visage et ses yeux. Elle suit les règles de la nritta pour tout ce qui concerne la gestuelle corporelle elle-même, et les règles de la nritya pour la composition des émotions par les expressions du visage et des gestes (les mudras).

La scène est également organisée de manière précise. À la gauche de la scène, vue du public, se trouvent les musiciens et le(s) chanteur(s) emmenés par le nattuvanar qui imprime le rythme avec des petites cymbales (les talams). Le rythme de la danse sera soutenu par un percussionniste à l'aide d'un mridangam. L'orchestre peut être composé d'un joueur de flûte et de vina. La musique est de type carnatique. À la droite de la scène est installée une statue de Shiva sous sa forme de Nataraja, le dieu de la danse. La danseuse entre par la droite, salue la divinité, la scène, les musiciens et le public.
Aujourd'hui la représentation dure entre deux et trois heures.

Les danseuses modernes les plus célèbres en Inde sont : Rukmini Devi, Yamini Krishnamurthi, Shanta Rao, Sonal Mansingh. Parmi les grands professeurs de bharata-natya on peut citer : Minakshisundaram Pillai, Chokkalingam Pillai, Ram Goppal.
Citons aussi l'un des plus grand danseur masculin actuel : Raghunath Manet, qui a réabilité la danse masculine en se produisant dans le monde entier.

danse classique indienne
danse classique indienne

Le kathak

En sanskrit, kathak signifie "histoire". Originaire de l'Inde du nord, le kathak a subi l'influence de l'art musulman apporté par les Moghols. C'est une danse très rythmée dont l'accompagnement musical est très important puisqu'il imprime la cadence aux danseurs. Pour cela les musiciens utilisent des instruments à percussion (tabla, pakhawaj) mais aussi des instruments plus mélodiques (sitar, harmonium...). Les danseurs répondent à la musique à l'aide de petits grelots qu'ils portent aux chevilles. Un chanteur se trouve sur la scène et raconte une histoire basée sur la mythologie. Il existe trois styles de kathak : le jaipur ghanara, le lucknow ghanara et le banaras ghanara.

La danse commence lentement puis, au fur et à mesure de la représentation, accélère de rythme. La chorégraphie du kathak est moins rigide que celle du bharata natyam et laisse de la place à un peu d'improvisation. Le danseur doit avoir une très grande maîtrise de son corps dans l'espace, être très rapide et garder assez de grâce pour retranscrire les émotions. La chorégraphie alterne avec des mouvements de pirouettes et des poses statuesques. Le kathak, contrairement au bharata natyam, met plus l'accent sur les mouvements de pieds du danseur que sur la gestuelle des mains.

Les plus célèbres interprètes de kathak sont : Shambhu Maharaj, Sunder Prasad, Birju Maharaj, Damayanti Joshi, Gopi Krishan.

danse classique indienne
danse classique indienne

Le kathakali

Katha signifie "histoire" et kali "jeu". Cette danse est née au 17è siècle au Kerala, état de l'extrême sud-ouest de l'Inde. Bien que puisant ses origines dans diverses formes de danses locales, le kathakali est tout à fait original et possède ses propres règles. Les personnages interprétés sur scène sont des rois, des dieux, des héros apparaissant dans le Mahabharata, le Ramayana et les grands textes religieux.

Les danseurs sont accompagnés sur scène par des musiciens et par un ou deux chanteurs. Les instruments de musique utilisés sont le maddalam (un tambour horizontal), le cenda (un tambour vertical), l'itekka (un petit tambour) et un harmonium.
Le kathakali est une danse très narrative, bien plus que les autres types de danses classiques indiennes. Les émotions et les expressions sont transmises par le danseur grâce à des mouvements des mains, des jambes, des pieds et des yeux très complexes et d'une extrême précision. La maîtrise de cette gestuelle nécessite des années d'apprentissage, une grande mémoire et une très grande souplesse. Autrefois, une représentation de kathakali durait toute la nuit. Les chorégraphies modernes ont raccourci cette durée à deux ou trois heures.

Les plus célèbres danseurs de kathakali sont : Chandu Panikkar; Kunju Kurup, Ramunni Nair, Kalamandalam Krishna Nair, Gopi Nath, Krishan Kutty.

danse classique indienne

Le manipuri

Originaire de l'état de Manipur, dans le nord-est de l'Inde, le manipuri est longtemps resté confiné dans cette région montagneuse. Toujours jouée dans les temples, cette danse est encore très proche de la vie de la population locale.

Les danseuses de manipuri portent des voiles et une large robe sur laquelle sont posés des centaines de petits miroirs circulaires. Elles ont un rythme lent. Contrairement aux autres formes de danses indiennes, le visage de la danseuse reste immobile. Elle est accompagnée d'un percussionniste qui danse torse nu tout en jouant de son instrument, le pung. Comparé à la danseuse, son rythme est beaucoup plus rapide, voir frénétique. Il y a donc un très fort contraste entre l'allure chaloupée de la danseuse et la vigueur de l'homme. Les plus célèbres interprètes de manipuri sont Atomba Singh, Amubi Singh.

danse classique indienne

Le kuchipudi

Le Kuchipudi est originaire du sud de l'Inde, plus précisément du village de Kuchipudi (Kuchelapuram) dans l'état de l'Andhra Pradesh. Comme la plupart des danses, elle se jouait autrefois dans les temples et en groupe. À l'origine elle était même réservée aux brahmanes qui tenaient les rôles féminins. La formation traditionnelle des danseurs dure environ sept ans. Aujourd'hui, le kuchipudi est aussi dansé par les femmes et parfois en solo.

La représentation débute par les prières et les offrandes traditionnelles. Les danseurs se présentent à l'aide d'un daru. Le daru est une petite scène dansée qui met en valeur la personnalité des caractères et l'habileté des danseurs. Ceux-ci se distinguent par leur maquillage et leur costume.

Le kuchipudi est renommé en raison de la fluidité des mouvements des danseurs et danseuses et de la musique cadencée de type carnatique qui les accompagne. L'orchestre est composé de musiciens (mridangam, flûte, cymbales, harmonium), d'un chanteur et d'un nattuvanar qui dirige le tout. La chorégraphie est basée sur la gestuelle rythmique et les mouvements du visage. Occasionnellement, il peut y avoir des dialogues entre les danseurs.

De nombreuses figures composent une représentation. Une des des plus connues du répertoire est celle où l'interprète danse sur les bords d'un plateau de cuivre tout en balançant avec dextérité un pot rempli d'eau au-dessus de sa tête, sans en renverser une goutte bien sûr ! C'est le tarangam.

Les interprètes de kuchipudi les plus célèbres sont : Yaamini Krishnamurthy, Swapnasundri, Radha et Raja Reddy.

danse classique indienne

L'odissi

L'odissi vient de l'état d'Orissa, à l'est de l'Inde. Vieille de plus de 2000 ans, la danse tire son origine du culte de Krishna. Des sculptures représentant des danseuses d'odissi ont été retrouvées sur les murs de certains temples comme celui de Konarak et de Puri.

L'odissi est très fidèle aux traditions chorégraphiques du Natyashastra. La danse repose sur le principe du tribhang qui divise le corps de la danseuse en trois parties : la tête, le buste et le torse. Ce sont les mouvements compliqués de ces parties du corps qui font passer les émotions et les expressions. Ils sont difficiles à exécuter et demande une très grande précision de la part de la danseuse.

Un récital typique contient un ou deux ashtapadis qui sont des poésies en sanskrit, tirées du Gita Govinda, et dont le thème est l'amour entre Krishna et Radha. Leur interprétation par la danseuse est un subtil mélange de danse pure et de danse expressive. La musique d'accompagnement est faite de musique carnatique et hindustanique.

Les interprètes les plus célèbres sont : Kelu Charan Mahapatra, Indrani Rehman, Protima Gauri Bedi.

source : http://bharat.pagesperso-orange.fr/culture/danse.htm