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kolam

19 Juin 2015, 05:57am

Publié par Association Ananda

kolam

L'ART INDIEN - DES TRACÉS ÉPHÉMÈRES POUR EXPRIMER VOTRE CRÉATIVITÉ

Avec la terre comme lieu d’expression, la main pour seul instrument et des poudres colorées, les kolam tamouls reposent sur un double langage ; celui du silence et de l’humilité et celui de l’écriture symbolique, véritable porte qui ouvre sur le monde de l’imaginaire. Prières pour les yeux, les peintures éphémères nous entraînent au cœur de la tradition indienne et de ses valeurs spirituelles.

En Inde, ce sont les femmes de toutes communautés et croyances confondues qui peignent le sol. Juste avant le lever du soleil, sur les chemins de terre d’un village ou sur les trottoirs d’une cité soigneusement balayés, des mains féminines en quête d’éternité créent du bout des doigts des peintures éphémères appelées kolam. (Chantal Hamel dans "voyage dans l'inde graphique, Kolam images éphémères des femmes tamoules")

Fidèles à une tradition transmise des femmes aux femmes, les femmes dessinent, chaque matin, sur le seuil de leur maison, avec de la farine de riz ou de la poudre colorée qu'elle laissent couler de leur main, des figures appelées kolam au Tamil Nadu, kalam au Kérala, alpona au Bengale, rangoli au Maharashtra, osa en Orissa, sonaraka en Uttar Pradesh, muggulu en Andra Pradesh, mandana au Rajasthan…

Quand vous passez dans les rues ou sur les routes , vous verrez des kôlams devant chaque maison, chaque commerce, de la plus humble à la plus prestigieuse.

Cet habitude ou plutôt cette tradition remonte à bien trop longtemps pour en connaître l'origine. Ce que l'on peut constater, c'est qu'elle donne à la femme l'occasion d'exercer ses talents d'artiste, de développer son sens esthétique, son sens de la symétrie et de la géométrie en général et son intuition, son logique et son sens mathématique.

Le sens symbolique de cette activité très matinale réside dans le rôle de la femme au sein d'une famille.

Elle permet à la femme de se lever tôt avant les allées et venues des uns et des autres , au calme, pour être concentrée. C'est le seul moment de la journée où elle s'adonne à un loisir créatif. Lorsque la femme est confuse au sujet d'un problème, on lui conseille de réaliser des "sikkou kôlams" pour y voir clair : ces arabesques sont de véritables prouesses artistiques et nécessitent une vision d'ensemble : savoir où commencer, où passer et enfin où finir. Véritable casse tête pour les non initiés, vrais challenges pour les habituées.

kolam
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Que signifie le mot Kolam ?

C'est ainsi que l'on nomme cet art populaire en langue tamoule (État du Tamil Nadu), en Inde du Sud. Des millions de femmes s'adonnent à ce rituel matinal.

C'est l'exécution d'une figure, d'un tracé, à la poudre blanche (farine de riz, poudre de quartz, marbre, chaux, craie, mica).

Quels en sont les principes ?

Il s'agit de poser cette figure, selon des points et des lignes, sur le sol, suivant un savoir ancestral et populaire.

C'est un rituel à réaliser quotidiennement au lever du soleil : cadeau au jour naissant, aux premiers rayons de soleil, c'est une sorte d'offrande.

Quel en est le but ?

Symboliser la beauté et le temps qui passe, travailler la symétrie pour une meilleure perception de l'équité dans le monde, permettre aux femmes de développer leur sens artistique et décorer l'entrée de la maison pour accueillir chaleureusement les visiteurs, l'énergie du jour naissant, du soleil.

Ce motif éphémère, tracé sur le seuil de la maison, apporte chance et bonheur à toute la maisonnée.

On marche dessus en rentrant dans la maison.

Il est tracé dans l'instant éphémère du présent.

Chaque kolam est unique : répondant à un certain nombre de règles, dans sa réalisation. Il est un exemple du multiple : par l'ornementation que chacun y met, selon son inspiration.

« L'Un dans le Multiple » - Expérience de la globalité : le principe de "l'Un" dans un socle commun que chacun exprime par le "Multiple".

L'être humain est, par son existence, expression du multiple.

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L'art du tracé au sol, appelé Kolam

Les kolams sont exécutés avant l'aube, avec le lever du soleil, au petit matin. Le lieu qui reçoit le dessin est d'abord balayé et aspergé d'eau. Aucune précaution n'est prise pour préserver l'œuvre. Les kolams sont vite balayés par le vent , piétinés et effacés par les passants, symbolisant ainsi l'éphémère de la vie et de l'art. Ils soulignent les philosophies qui mis l'accent sur la manifestation cyclique de l'univers qui apparaît et disparaît comme les kolams s'évanouissent le soir venu, pour renaître le jour suivant redynamisé. Plus particulièrement au Tamil Nadu, les kolams sont à l'honneur pendant tout le mois de Margali. Ce mois, qui court de la mi-décembre à la mi-janvier, caractérisait un temps particulièrement hostile. Il précède les festivités du Pongal (première fête de l'année, fête dite des moissons). On organise même des concours de kôlams.

L'art du kolam se transmet oralement de mère en fille. Elles prennent un mélange de poudre de riz séché et pilé, de poudres de couleurs et de poussière de marbre blanc et, entre le pouce et l'index, elles laissent glisser une ligne fine et régulière qui se change en losanges imbriqués, en cercles concentriques, en pétales de fleurs étranges, en lunes et en étoiles, en œil de divinité, en chariot céleste, en serpents noués en seize, en huit ou en quatre etc.

Les kolams sont des représentations d’animaux, de fleurs ou de figures géométriques. Un art aussi surprenant, comparable en bien des points aux mandalas bouddhistes.

Après avoir réalisé son kôlam, elle jette souvent un coup d’œil sur celui de la voisine pour en dénombrer les points qui ont servi de support. Chacune s'inspire de la création de l'autre et la personnalise : d'où le champ ouvert de possibilités avec le même nombre de points et les motifs de base.

Les kolams se transmettent par voie orale et sont légués exclusivement par les mères, les tantes et les grand-mères à leurs petites filles, mais dans chaque maison on trouve un cahier où sont notés les dessins les plus difficiles. Les fillettes apprennent en regardant, puis remplissent les espaces de poudres colorées. Plus tard, sur les mêmes thèmes, elles inventeront pour les plus douées d’entre elles de nouveaux motifs qu’elles dessineront avec dextérité et rapidité.

Les kolams sont réalisés devant les habitations pour les protéger, apporter chance à la maisonnée, écarter le malheur et inviter la divinité bienveillante, Lakshmi en général, à se manifester. Marcher sur le kolam qui orne l'entrée de la maison avant d'y rentrer porte chance à toute la maisonnée.

Comme les figures de danse ou les mandalas, les kolams sont dits représenter la force vitale. Ils constituent une protection contre les puissances maléfiques : les sinuosités et entrelacs de leurs formes (certains représentent un labyrinthe), ont pour objet d'égarer les mauvais esprits.

kolam
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Les grands styles de Kolam

Les Pulli (point) Kolams

On nomme pulli kolam - pulli signifiant « point » - la première gamme de kolam conçu d'après des points, préalablement dessinés sur le sol, formant l'ossature de la forme géométrique.

Les pulli kolams ont pour vocation de porter chance et bonheur à la maisonnée devant laquelle ils sont dessinés.

Le point de départ du kolam est souvent une grille de points qui sert de structure à la construction .

Beaucoup de ces figures mettent en œuvre une symétrie, radiale ou bilatérale. Cela n'est pas un hasard si, dans l'histoire de l'art, la symétrie est une règle qui permet à l'homme de reproduire la nature et de créer la beauté, l'ordre, la perfection. Les fleurs illustrent à merveille ce type de symétrie. Le plus célèbre des pulli kolams est le kolam de la fleur de lotus.

Les Cikku (sikkou-noueds) Kolams

On nomme cikku kolam, les kolams dits enchevêtrés : la deuxième grande famille des kolams en Inde du sud. Ils ont pour vocation de protéger la maisonnées du malheur en détournant les forces hostiles, alors que les pulli kolams (première grande famille de kolams) ont pour vocation de concentrer les forces propices au bonheur.

Mais, à la différence des pulli kolams (exemple le kolam de la fleur de lotus), ils sont composés de lignes qui s'entrecroisent pour former soit une composition finale qui occupe la surface d'un carré, d'un losange ou d'un rectangle (celui du serpent), soit un objet de la tradition indienne (vase, pot, trône de divinité, lampe à huile…).Les kolams sont réalisés devant les habitations pour les protéger, apporter chance à la maisonnée, écarter le malheur et inviter la divinité bienveillante, Lakshmi en général, à se manifester. Marcher sur le kolam qui orne l'entrée de la maison avant d'y rentrer porte chance à toute la maisonnée.Comme les figures de danse ou les mandalas, les kolams sont dits représenter la force vitale. Ils constituent une protection contre les puissances maléfiques : les sinuosités et entrelacs de leurs formes (certains représentent un labyrinthe), ont pour objet d'égarer les mauvais esprits.

Le Rangoli

Le Rangoli, terme hindi qui vient de raang, couleur et aavali, devenu oli rangée, s'apparente aux kôlams du sud avec la particularité d'être tracé à main levée sans support en général et avec des motifs floraux symétriques.

Le Kolam est un art qui apporte bien-être, sérénité et nous permet d'exprimer notre sens créatif.

Padma dans ses ateliers à l'espace Ananda nous initie avec douceur à cet art ouvert à tous.

Photos des œuvres de nos artistes et empruntées à Chantal Jumel

Source:

neelachandra.overblog.com

lindemagique.overbolg.com

à lire ; voyage dans l'inde graphique, Kolam images éphémères des femmes tamoules - chantal jumel

http://www.chantal-jumel-kolam-kalam.com/

kolamkolam

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